Le président de la République, hier, en compagnie du ministre Kassar au palais de Baabda. Photo Dalati et Nohra
Les deux hommes ont discuté des développements politiques actuels et de l'initiative arabe qui œuvre à régler la crise dans laquelle se débat le pays. Dans un communiqué distribué à la presse à l'issue de la visite, le ministre Kassar a déploré le fait que le Conseil des ministres « ne se réunit pas », jugeant cela « inadmissible » dans l'état actuel des choses. Il a appelé le gouvernement d'union nationale à « prendre ses responsabilités » afin de répondre aux besoins urgents des citoyens, évoquant « l'impact économique néfaste » résultant de cette situation.
M. Kassar a vivement souhaité que le gouvernement « dépasse ses clivages » internes, et qu'il honore, un tant soit peu, « les engagements pris » dans la déclaration ministérielle, afin de tranquilliser une population que cette situation « inquiète ».
Le chef de l'État s'est également entretenu avec le député Émile Rahmé qui l'a mis au courant des problèmes relatifs aux permis de construire dans la région de Baalbeck et du Hermel.
Mona Afeiche
La ministre d'État Mona Afeiche a elle aussi appelé le gouvernement à se réunir sans tarder afin de trouver des solutions à « une situation économique très pénible ». Mme Afeiche a averti que les Libanais étaient de plus en plus « excédés » de cette situation, imputant à l'opposition la décision de boycotter le Conseil des ministres, à cause du dossier des faux témoins. Elle a en outre estimé que la situation était « sous contrôle », et que le président Sleiman croyait au dialogue interne, seul à même de « concrétiser » les initiatives syro-saoudiennes.

