Le défenseur lyonnais, Cissokho, a comme son équipe depuis le début de saison enchaîné les bonnes et très mauvaises prestations. Jean-Pierre Clatot/AFP
Dimanche prochain, face à Montpellier, l'entraîneur Claude Puel devra encore trouver un palliatif en raison de la suspension automatique de Cissokho.
Depuis l'été, plusieurs joueurs se sont succédé à ce poste comme le milieu Kim Källström, le défenseur central Dejan Lovren ou encore le jeune (19 ans) Timothée Kolodziejczak qui semble encore bien tendre. Formé à ce poste, le jeune garçon apparaît néanmoins favori pour jouer à Montpellier.
Attaquant à Lyon, Michel Bastos, arrière gauche avec le Brésil lors du Mondial 2010, est celui qui a montré le plus d'aptitude pour remplir ce rôle, comme face au Benfica Lisbonne, à Rennes ou encore mercredi contre Schalke 04. Mais le Brésilien rechigne à jouer dans cette position à Lyon, hormis en guise de dépannage ponctuel.
Le bilan est en tout cas lourd pour Cissokho. Il y a huit jours, face au RC Lens, il avait été impliqué sur le but lensois en manquant son intervention.
Trois jours plus tard, à Gelsenkirchen contre Schalke 04, il avait été débordé d'entrée et n'avait jamais trouvé ses repères face à l'insaisissable Jefferson Farfan au point d'être sorti à la mi-temps : un remplacement ressemblant fort à une sanction.
De nouveau titularisé dimanche à Gerland contre le PSG, Cissokho avait peiné devant la vivacité de Ludovic Giuly mais semblait tenir tant bien que mal son rang avant d'ouvrir la marque en seconde période en trompant Apoula Edel du plat du pied gauche pour son premier but en Ligue 1 avec Lyon.
Il avait déjà marqué à Gerland contre le club hongrois de Debrecen, il y a un an, en Ligue des champions.
Hélas pour lui, un mauvais alignement de sa part sur l'égalisation parisienne puis la faute sur Nenê en fin de partie, qui lui a valu à la fois une exclusion et un penalty, a ruiné son match.
Le joueur, blessé notamment au mois de septembre, peine désormais à retrouver le niveau qui était le sien la saison dernière.
Il est bien loin le temps où cet ancien de Gueugnon flambait avec le FC Porto, comme lors de ce quart de finale contre Manchester United, au marquage d'un certain Cristiano Ronaldo, qui lui avait permis de se mettre en valeur.
Son prix s'était envolé sur le marché des transferts : au point d'être acquis par l'OL pour la somme exorbitante de 15 millions d'euros.
Une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, le retour en grâce d'Éric Abidal chez les Bleus risque de lui fermer l'accès au couloir gauche en équipe de France après une première sélection encourageante sous l'ère Laurent Blanc.

