Rechercher
Rechercher

Auto - Essai

Mazda 3 MPS : Banzaiiiiii !

Deux cent soixante chevaux pour une turbulente familiale compacte. Prêt pour le décollage ?

Quand on enfonce l’accélérateur et que le turbo rentre dans la danse, le train avant gesticule comme un samouraï survolté !

Il y a près de quatre ans, le constructeur d'Hiroshima commercialisait la 3 MPS de 260 ch, première du nom (MPS pour Mazda Performance Series), et qui était pour l'époque la « traction la plus puissante du marché ». Un titre qui repose désormais dans l'escarcelle de Ford et des 305 diaboliques chevaux de la Focus RS.
En 2009, Mazda ne répliquera pas à cette course aux vitamines à bord de la nouvelle génération de la 3, mais se contentera plutôt de prolonger le même bloc moteur et d'améliorer quelque peu l'homogénéité de sa compact.
Tant mieux pour nous !
Le fameux MZR 2.3 l DISI (nom du moteur) développe donc toujours 260 chevaux à 5 500 tr/min pour un couple de 380 Nm à 3 000 tr/min.
Mais la voiture s'est embourgeoisée quelque peu tout en ne perdant rien de sa verve. Elle se veut au contraire plus efficace, mais distille aussi des sensations de conduite plus aseptisées.
D'un point de vue extérieur, la japonaise adopte une tenue sportive des plus ostentatoires : capot bombé héritant d'un trou béant pour le refroidissement de l'échangeur de chaleur, bouclier avant rappelant une face de requin, jupes latérales, jantes alliage 18'', échappement symétrique avec une sortie de chaque côté du véhicule, sans oublier bien sûr l'aileron de circonstance sur le hayon arrière. On aime beaucoup ou on déteste, mais l'on ne peut rester indifférent à cette robe ambiance tuning.
À l'intérieur, point d'exubérance. La 3 « classique » présente déjà un habitacle à la saveur sportive. La MPS ne fait que rajouter une couche : manomètre de pression du turbo, quelques logos pour rappeler le pedigree, sièges bien enveloppants... Et une liste d'équipement pléthorique (stéréo Bose, climatisation bizone automatique, phares bi-xénon adaptatifs pivotants, etc.).

Samouraï déchaîné
Voilà pour le look. Notre samouraï aux arêtes vives est prêt à être lâché sur les routes libanaises.
Bien calé dans le siège, on enclenche le bouton « start ».
Le bruit sourd du moteur au démarrage évoque une certaine puissance contenue, mais le 4 cylindres n'a décidemment pas la fibre musicale du 5 cylindres de la Focus RS. Dommage.
Embrayage ferme enfoncé, première enclenchée, et c'est parti.
Premier constat : le point de friction de l'embrayage est haut et très court (cela nous rappelle la Subaru Impreza STi et autre Mitsubishi Evolution) alors que la boîte de vitesses à faible débattement est très précise. Une combinaison qui donne immédiatement envie de lâcher la cavalerie.
Mais pas si vite, la voiture n'est pas encore à température et on se glisse paisiblement dans le trafic pour quelques kilomètres.
En ville, le moteur se montre souple et étonnamment docile, la voiture se comportant comme une banale 1.6 (une fois la relative brutalité de l'embrayage assimilée).
Le confort, lui, reste tout à fait étonnant pour une sportive, l'amortissement est remarquablement filtré.
La route se dégage peu à peu, et on peut alors enfoncer l'accélérateur de l'autre côté du plancher.
Deuxième constat :
la 3 MPS pousse fort, très fort ! Même trop fort si l'on en juge par les remontées de couple qui arrivent dans la direction : une fois les 1.6 bar du turbo en marche (au-delà de 2 500 tr/min), la 3 MPS vous enfonce dans le siège, le volant suffoque sous les vibrations du train avant et on est expédié dans un souffle dévastateur !
Une fois les 5 000 tr/min dépassés, la tempête se calme, pour reprendre de plus belle en un mouvement de poignet une fois qu'on change de vitesse. Clac, et c'est reparti ! Quel tonus !
Côté tenue de route, la conduite de la japonaise n'a absolument rien à voir avec une Golf GTI (traction avant de 210 ch), une Renault Mégane RS (traction avant de 250 ch) ou encore une Subaru Impreza STi (quatre roues motrices et 300 ch).
Ici, une certaine vigilance est recommandée en conduite rythmée : en dépit de l'autobloquant, le volant est assailli par les réactions du train avant !
Pas la peine de tourner autour du pot, le seul défaut de cette MPS réside dans la gestion de la cavalerie. En clair, le volant tire à gauche et à droite sous les assauts survoltés du moteur (et à cause de l'état délabré de nos chaussées) et le train avant cherche désespérément sa route.
Nul besoin de mentionner que la 3 MPS n'est donc pas à mettre entre les mains d'un pilote novice.
Voilà qui ne met guère en confiance... mais qui ajoute du piment à la conduite pour un chauffeur expérimenté !
Il y a près de quatre ans, le constructeur d'Hiroshima commercialisait la 3 MPS de 260 ch, première du nom (MPS pour Mazda Performance Series), et qui était pour l'époque la « traction la plus puissante du marché ». Un titre qui repose désormais dans l'escarcelle de Ford et des 305 diaboliques chevaux de la Focus RS.En 2009, Mazda ne répliquera pas à cette course aux vitamines à bord de la nouvelle génération de la 3, mais se contentera plutôt de prolonger le même bloc moteur et d'améliorer quelque peu l'homogénéité de sa compact.Tant mieux pour nous !Le fameux MZR 2.3 l DISI (nom du moteur) développe donc toujours 260 chevaux à 5 500 tr/min pour un couple de 380 Nm à...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut