Du début à la fin les 17 000 spectateurs de l'O2 Arena avaient profité d'échanges acharnés, les plus spectaculaires du tournoi./
En cas de victoire, il deviendrait à 24 ans le deuxième joueur de l'histoire à posséder à son palmarès tous les trophées qui comptent dans son sport - les quatre Grands Chelems, la Coupe Davis, la médaille d'or olympique et le Masters - comme l'Américain Andre Agassi dans les années 1990.
L'un des problèmes qu'il pourrait rencontrer dimanche sera la fatigue, car le N.1 mondial a dû tout donner pour arracher une de ses victoires les plus difficiles, et aussi les plus belles, de la saison.
Nadal a eu à affronter un Murray complètement retrouvé par rapport au non-match qu'il avait livré à Federer en milieu de semaine, impressionnant au service (22 aces), agressif du fond du court (20 coups gagnants contre 16) et presque aussi accrocheur en défense.
Le vent a tourné plusieurs fois dans ce match où l'Espagnol a commencé par sortir vainqueur d'un superbe bras de fer au premier set, avant de traverser un trou d'air au milieu du deuxième puis de réagir dans le troisième.
La dernière manche a été à elle seule un "thriller".
Ayant fait le break pour mener 2 à 1, Nadal a eu une première balle de match à 5-3, 30-40 sur le service de Murray, gâchée par un retour trop long.
La situation s'est gâtée lorsque l'Écossais a débreaké in extremis pour égaliser à 5-5, puis s'est envolé au tie-break, menant 3 à 0 avec deux services à suivre.
Mais l'Espagnol a puisé une dernière fois dans ses inépuisables ressources mentales pour revenir au score, obtenir une deuxième balle de match à 6-5, puis une troisième à 7-6. C'était la bonne grâce à un magnifique coup droit gagnant, son quatorzième du match.
Du début à la fin les 17 000 spectateurs de l'O2 Arena avaient profité d'échanges acharnés, les plus spectaculaires du tournoi.
La deuxième demi-finale, entre deux anciens vainqueurs du Masters, Roger Federer (2003, 2004, 2006, 2007) et Novak Djokovic (2008) devait avoir lieu dans la soirée (20h00 GMT).

