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Sport - Football

Derby de la peur entre Monaco et Nice

Le défenseur de Nice François Clerc (à gauche), ici face au joueur du PSG Nenê, ne peut pas se permettre de perdre samedi au stade Louis II contre le voisin Monaco, alors que son club pointe à la 15e place de la Ligue 1. Gonzalo Fuentes/Reuters

Le derby de la Côte d'Azur, aujourd'hui entre Monaco et Nice au stade Louis-II, sera cette année celui de la peur, les deux formations étant directement concernées par une éventuelle relégation en Ligue 2.
Nice est 15e avec deux points d'avance sur Monaco 17e avec le même nombre de points que le premier relégable, Caen.
L'inquiétude domine avant la rencontre, tant chez les supporters qu'au sein des clubs. Les supporters des deux camps ont d'ailleurs manifesté leur mécontentement au vu des dernières prestations de leurs protégés.
À Nice comme à Monaco, on mesure d'ailleurs leur attente. « Les supporters et leur engouement, il dépend aussi de nous. C'est de nous que doit venir l'étincelle. J'espère que les supporters auront un rendu et un retour de la part de l'équipe », déclare l'entraîneur niçois Éric Roy.
À Monaco, les tensions qui avaient marqué les dernières prestations au Louis-II, copieusement huées, se sont apaisées.
« On s'est réuni, ils (les supporters) ont parlé avec les joueurs. Il y a eu des échanges très productifs. Ils ont compris que plus que jamais on avait besoin de leur soutien dans cette période difficile », a expliqué Guy Lacombe, le coach monégasque.
Les joueurs des deux équipes ont en tout cas l'intention de faire le maximum, chacun avec ses armes.
« Il ne faudra pas se poser de questions et se donner à fond, se lâcher car on a besoin de points et de se rassurer », dit le Niçois François Clerc.

Cascade de blessés
Les deux formations abordent pourtant diminuées ce rendez-vous méditerranéen.
Nice compte quatre blessés (David Hellebuyck, Didier Digard, Nemanja Pejcinovic et Habib Bamogo) tandis que Julien Sablé, Drissa Diakité et Mahamane Traoré reprennent à peine la compétition. « Nous aurons juste de quoi faire un groupe des 18 », ironise Éric Roy.
Monaco n'est pas mieux loti avec ses défenseurs Vincent Muratori et Cédric Mongongu toujours à l'infirmerie. En outre, l'attaquant roumain Daniel Niculae vient de se blesser à nouveau à la cheville et est forfait, tandis que la date de retour de Chu Young Park des Jeux asiatiques n'est pas précisément fixée.
« C'est un match charnière pour nous. Nice est à deux points, on se doit de gagner et passer devant, car on ne peut pas se permettre de laisser des points », dit Sébastien Puygrenier, le défenseur monégasque.
Dans ce derby, l'enjeu sera plus important que le jeu. David Ospina, le gardien niçois qui avait fait ses débuts dans le championnat face à Monaco il y a deux ans, se souvient : « Cette année-là, on avait gagné et fait un beau match. Aujourd'hui, la situation est pour nous plus importante, peu importe la manière, il faudra gagner. »
Pour les entraîneurs aussi, il y a urgence. « Il y a trop de regrets depuis le début de saison. Face à Montpellier, on a été trop pauvres dans l'utilisation du ballon et manqué de maîtrise pour aller au bout. Il faut se mettre dans de meilleures conditions de jeu », dit Éric Roy.
Guy Lacombe en appelle, quant à lui, à « la prise de conscience des troupes et la responsabilisation individuelle et collective ».

Le derby de la Côte d'Azur, aujourd'hui entre Monaco et Nice au stade Louis-II, sera cette année celui de la peur, les deux formations étant directement concernées par une éventuelle relégation en Ligue 2.Nice est 15e avec deux points d'avance sur Monaco 17e avec le même nombre de points que le premier relégable, Caen.L'inquiétude domine avant la rencontre, tant chez les supporters qu'au sein des clubs. Les supporters des deux camps ont d'ailleurs manifesté leur mécontentement au vu des dernières prestations de leurs protégés.À Nice comme à Monaco, on mesure d'ailleurs leur attente. « Les supporters et leur engouement, il dépend aussi de nous. C'est de nous que doit venir l'étincelle. J'espère que...
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