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Moyen Orient et Monde - Cambodge

Colère et recueillement après la bousculade meurtrière

Les Cambodgiens enterraient leurs morts hier, deux jours après une bousculade qui a fait 456 victimes lors d'un festival populaire traditionnel, alors que la colère enflait sur la responsabilité des services de sécurité. Le pays tout entier s'interrogeait sur ces images et photos monstrueuses, diffusées par les télévisions et les journaux, montrant des visages désespérés de festivaliers, en train de lutter pour s'extraire de masses de corps inanimés.
Toutes les victimes ont été identifiées et ramenées chez elles, en grande majorité dans des camions militaires, a précisé le ministre de la Santé, Mam Bunheng, en indiquant que la cause des décès était le manque d'oxygène. Le gouvernement a admis n'avoir pas anticipé la présence de trois millions de personnes venues de tout le pays pour les trois jours de festivités. « Nous étions inquiets quant aux risques qu'un bateau se renverse et qu'il y ait des pickpockets », a indiqué Khieu Kanharith, son porte-parole, ajoutant : « Nous n'avions pas pensé à ce type d'incident. »
Les regards du pouvoir se tournaient déjà vers une société privée en charge de la sécurité sur l'île pendant le festival. « Le lieu est privé, donc ils ont fait appel à leur propre sécurité, la police a juste aidé à maintenir l'ordre à l'extérieur », a affirmé Khieu Kanharith. Un responsable de la société a confirmé à l'AFP qu'il avait été interrogé par les enquêteurs.
À l'entrée du pont désormais célèbre, toujours fermé au public, les Cambodgiens ont continué de se rassembler pour brûler de l'encens, prier et déposer fruits et fleurs en guise d'offrandes. Les premières crémations et cérémonies mortuaires se sont déroulées sur fond de questionnements sur les origines de la tragédie. Selon les premières constatations, celle-ci aurait été déclenchée par une rumeur selon laquelle le pont était en passe de s'effondrer.
Les festivaliers avaient traversé le pont pour assister aux derniers spectacles, feux d'artifice et autres courses de bateaux pour ce festival censé remercier le fleuve Mékong de nourrir les sols fertiles du pays et de fournir un poisson abondant. Leur retour s'est transformé en cauchemar. Le Premier ministre Hun Sen a évoqué « la plus grande tragédie depuis le régime (des Khmers rouges) de Pol Pot », qui avait fait environ deux millions de morts, soit un quart de la population, entre 1975 et 1979. Aujourd'hui a été décrété journée de deuil national.
Les Cambodgiens enterraient leurs morts hier, deux jours après une bousculade qui a fait 456 victimes lors d'un festival populaire traditionnel, alors que la colère enflait sur la responsabilité des services de sécurité. Le pays tout entier s'interrogeait sur ces images et photos monstrueuses, diffusées par les télévisions et les journaux, montrant des visages désespérés de festivaliers, en train de lutter pour s'extraire de masses de corps inanimés.Toutes les victimes ont été identifiées et ramenées chez elles, en grande majorité dans des camions militaires, a précisé le ministre de la Santé, Mam Bunheng, en indiquant que la cause des décès était le manque d'oxygène. Le...
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