L’Écossais Andy Murray a expédié le Suédois Söderling en deux sets lors de la première rencontre du groupe B des Masters de Londres. Toby Melville/Reuters
Le récent vainqueur à Paris-Bercy n'a pas trouvé la solution pour bousculer un Murray soucieux de bien commencer, la faute à une surface bien moins rapide qu'en France où le Suédois a remporté son tout premier Masters 1000.
Le Britannique, efficace au service (10 aces) et excellent en défense, n'a jamais été inquiété par le Suédois, coupable de 26 fautes directes (contre 16 pour Murray) et 33 % de réussite sur secondes balles. L'Écossais, auteur du double de coups gagnants (27 contre 14), n'a eu à défendre qu'une seule balle de break, effacée par un ace, contre 6 pour Söderling qui a concédé trois fois sa mise en jeu.
À quelques exceptions près, le demi-finaliste l'an passé n'a jamais réussi à le déborder ni avec son service (2 aces seulement) ni avec son grand coup droit qui semblait inoffensif sur la surface londonienne.
Même la volée, qui était une arme efficace à Bercy, n'a pas été à la hauteur de l'événement pour Robin qui accuse moins de 50 % de réussite également dans ce secteur. Après un semaine parisienne parfaite, la huitaine londonienne s'annonce bien compliquée pour le nouveau 4e mondial qui espérait tutoyer le top 3 en fin d'année.
Avec seulement 6 jeux inscrits, il permet surtout à Murray de se lancer idéalement dans ce tournoi des maîtres, où l'Écossais avait fait les frais d'un set-average défavorable malgré deux victoires en trois matches de poule l'an passé.

