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Liban - Sud

Le Liban a un mois pour résoudre le casse-tête Ghajar

Le Liban (et la Finul) ont un mois pour résoudre le casse-tête Ghajar, une partie d'un village conquis par Israël en 2006, peuplé d'alaouites syriens détenant la nationalité israélienne, et que l'État hébreu a annoncé son intention de restituer au Liban,  en application de la 1701. De source diplomatique, on estime à un mois environ le temps de procédure nécessaire pour que cette décision entre en application. Moscou a salué l'initiative « à condition qu'elle soit appliquée rapidement ».

Un engin de la Finul au premier plan, Ghajar-Nord au second plan. Bientôt accessible.

Des alaouites syriens qui se retrouvent au Liban, tout en détenant des passeports israéliens de convenance, telle est la situation rocambolesque que le gouvernement libanais est appelé à gérer... après la décision israélienne de se retirer de la partie nord du village de Ghajar, qu'il occupe depuis la guerre de l'été 2006. Avis aux scénaristes...
Cet imbroglio politique, juridique et humain devrait se clarifier un peu plus la semaine prochaine, après la visite que Michael Williams, coordonnateur de l'ONU au Liban, et le général Asarta, commandant de la Finul, effectueront en Israël, rapporte notre correspondant diplomatique Khalil Fleyhane. Ce sera à eux de notifier, par la suite, le gouvernement libanais, qui dispose donc de quelques semaines pour trouver une réponse adéquate à ce casse-tête.
M. Barak a confirmé hier que le conseil de cabinet restreint israélien a officiellement notifié le commandement de la Finul de l'intention d'Israël de se retirer de Ghajar-Nord, mais sans l'assortir d'aucune date.
Selon les estimations, la mise au point des détails de ce retrait nécessite des réunions de coordination avec la Finul et un nouveau conseil de cabinet retreint israélien. Le gouvernement libanais n'en sera pas officiellement notifié avant un mois « au moins », selon des estimations israéliennes transmises au Liban par voie diplomatique américaine.

Assurances
Le directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, Rafi Barak, a tenté hier de rassurer la population syrienne de Ghajar, en affirmant que tout continuera de fonctionner comme auparavant pour eux, notamment pour ce qui concerne les services civils : écoles, dispensaires, salles de sport, sans compter les autres membres de leurs familles.
On rappelle que la partie sud de Ghajar continuera, elle, d'être sous occupation israélienne, du fait que cette portion de territoire a été conquise dans d'autres circonstances, plus exactement en 1967.
« Ce sont les forces de l'ONU qui vont remplacer les troupes israéliennes », a affirmé le porte-parole.
Du moins dans un premier temps. Car dans un second temps, il est clair que la Finul devra coordonner sa présence avec l'armée libanaise, qu'elle a pour mission d'assister et non de remplacer. Dans une étape ultérieure, c'est l'armée libanaise seule qui sera en charge de Ghajar-Nord, mais Israël situe cette phase dans un lointain avenir et la lie à un règlement global de la crise régionale. Entre-temps, l'État hébreu veut des assurances que le retrait israélien de Ghajar-Nord ne sera pas exploité par le Hezbollah pour s'imposer militairement dans cette région.

Respect de la 1701 ?
Par ailleurs, M. Barak a affirmé qu'Israël aspire à faire entériner son retrait de la partie nord de Ghajar par le Conseil de sécurité, comme étant la dernière condition qui se posait encore à une application intégrale de la résolution 1701 de 2006.
Le Liban conteste énergiquement cette allégation, rappelant que les violations israéliennes de l'espace aérien libanais sont quotidiennes et doivent être considérées comme des manquements graves à la résolution 1701 de l'ONU, sans compter les « incursions électroniques et d'espionnage » qu'Israël effectue au Liban.
En outre, il est hors de question pour le Liban d'accepter que le respect de cette clause serve d'instrument de pression pour obtenir le désarmement du Hezbollah et celui des bases palestiniennes situées à l'extérieur des camps. La résistance, fait valoir le Liban, est l'une des trois faces du trinôme armée-population-résistance qui a désormais une légitimité, puisqu'il figure dans la déclaration ministérielle.

Moscou salue la décision israélienne
Moscou a salué hier l'engagement pris par Israël de « cesser l'occupation » de la partie nord du village divisé de Ghajar, à la frontière libanaise, mais a enjoint ce pays à s'exécuter au plus vite, déclare un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères publié hier.
« Nous partageons à Moscou les approbations exprimées sur l'intention confirmée par Israël de cesser l'occupation de la partie nord du village de Ghajar », déclare le ministère.
« Nous estimons que cet engagement d'Israël doit être mis en œuvre au plus vite », ajoute la diplomatie russe.
L'annonce de ce retrait, faite mercredi par le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, avait déjà été saluée notamment par l'ONU, les États-Unis et la France.
Des alaouites syriens qui se retrouvent au Liban, tout en détenant des passeports israéliens de convenance, telle est la situation rocambolesque que le gouvernement libanais est appelé à gérer... après la décision israélienne de se retirer de la partie nord du village de Ghajar, qu'il occupe depuis la guerre de l'été 2006. Avis aux scénaristes...Cet imbroglio politique, juridique et humain devrait se clarifier un peu plus la semaine prochaine, après la visite que Michael Williams, coordonnateur de l'ONU au Liban, et le général Asarta, commandant de la Finul, effectueront en Israël, rapporte notre correspondant diplomatique Khalil Fleyhane. Ce sera à eux de notifier, par la suite, le gouvernement libanais, qui dispose donc de...
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