Les deux avocates sont Maryam Karbasi et Roza Gharachorlu, a indiqué Kaleme.com, le site du leader de l'opposition Mir Hossein Moussavi, sans préciser quand elles avaient été remises en liberté et si elles avaient dû verser une caution.
Le procureur de Téhéran, Abbas Jafari Dolatabadi, avait annoncé le 14 novembre l'arrestation de cinq avocats, soupçonnés d'atteinte à la sécurité.
Il avait précisé qu'ils étaient accusés de "crimes contre la sécurité et d'actes ayant violé les normes de la République islamique en dehors du pays".
Les trois autres avocats, deux femmes et un homme, sont toujours détenus.
Les journaux réformateurs Arman et Shargh avaient indiqué le 14 novembre que Me Sara Sabaghian et Me Maryam Kianersi figuraient parmi les avocats arrêtés.
Me Sabaghian aurait représenté un blogueur de l'opposition emprisonné, et Me Kianersi figurait parmi les avocats ayant assuré la défense de Kobra Najjar, une femme condamnée à mort par lapidation, mais acquittée et libérée il y a deux ans.
Plusieurs avocats défendant les droits de l'Homme ont été visés par les mesures sévères prises par les autorités iraniennes, après le mouvement de contestation ayant suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad, en juin 2009.
Des milliers de personnes avaient alors arrêtées. La plupart ont été libérées mais plusieurs centaines, notamment des responsables réformateurs, des journalistes et des militants des droits de l'Homme, sont toujours détenus, après avoir parfois été condamnés à de lourdes peines.


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