Les mutins ont reçu l'appui de l'ancien président Albert Zafy. « Nous soutenons l'action des officiers rebelles, a déclaré Zafy à Reuters. Andry Rajoelina et (le Premier ministre) Camille Vital doivent démissionner et ne pas s'accrocher au pouvoir. » « Si des officiers disent que les choses vont mal, c'est à cause de la corruption, de la mauvaise gouvernance et du manque de respect pour le peuple », a-t-il estimé. Andry Rajoelina, arrivé au pouvoir en 2009 avec l'appui de certains des actuels mutins, a paru peu ébranlé par cette tentative de putsch. Le dirigeant autoproclamé a le soutien des principaux chefs militaires qui ont promis d'écraser la mutinerie. « J'ai reçu une lettre me menaçant de mort si je ne démissionnais pas. Grâce à Dieu, je suis toujours là », a déclaré Rajoelina mercredi soir à des journalistes. L'armée malgache s'est divisée plusieurs fois depuis le coup de force de 2009. L'un des mutins, le général Noël Rakotonandrasana, avait soutenu Rajoelina dont il était devenu le ministre des Forces armées. Mais il a été limogé en avril dernier à la suite de rumeurs de coup d'État. Selon un responsable militaire, la situation va se régler au niveau interne. « Il s'agit d'une affaire militaire. Nous sommes toujours en train de voir ce que veulent les mutins », a-t-il dit à Reuters sous le sceau de l'anonymat. La tentative de putsch a coïncidé avec la tenue mercredi d'un référendum constitutionnel prévoyant notamment d'abaisser de 40 à 35 ans l'âge minimal pour exercer la fonction de président, ce qui permettrait à Rajoelina, qui a 36 ans, de se maintenir au pouvoir légalement. La consultation est considérée comme une tentative pour Rajoelina de légitimer sa prise de pouvoir, condamnée par la communauté internationale. Les premiers résultats placent le « oui » largement en tête mais avec un taux de participation juste en dessous de 50 %.
Moyen Orient et Monde - Madagascar
Rajoelina sous pression après une tentative de putsch
OLJ / le 19 novembre 2010 à 00h20
Les mutins ont reçu l'appui de l'ancien président Albert Zafy. « Nous soutenons l'action des officiers rebelles, a déclaré Zafy à Reuters. Andry Rajoelina et (le Premier ministre) Camille Vital doivent démissionner et ne pas s'accrocher au pouvoir. » « Si des officiers disent que les choses vont mal, c'est à cause de la corruption, de la mauvaise gouvernance et du manque de respect pour le peuple », a-t-il estimé. Andry Rajoelina, arrivé au pouvoir en 2009 avec l'appui de certains des actuels mutins, a paru peu ébranlé par cette tentative de putsch. Le dirigeant autoproclamé a le soutien des principaux chefs militaires qui ont promis d'écraser la mutinerie. « J'ai reçu une lettre me menaçant de mort si je ne démissionnais pas. Grâce à Dieu, je suis toujours là », a déclaré Rajoelina mercredi soir à des journalistes. L'armée malgache s'est divisée plusieurs fois depuis le coup de force de 2009. L'un des mutins, le général Noël Rakotonandrasana, avait soutenu Rajoelina dont il était devenu le ministre des Forces armées. Mais il a été limogé en avril dernier à la suite de rumeurs de coup d'État. Selon un responsable militaire, la situation va se régler au niveau interne. « Il s'agit d'une affaire militaire. Nous sommes toujours en train de voir ce que veulent les mutins », a-t-il dit à Reuters sous le sceau de l'anonymat. La tentative de putsch a coïncidé avec la tenue mercredi d'un référendum constitutionnel prévoyant notamment d'abaisser de 40 à 35 ans l'âge minimal pour exercer la fonction de président, ce qui permettrait à Rajoelina, qui a 36 ans, de se maintenir au pouvoir légalement. La consultation est considérée comme une tentative pour Rajoelina de légitimer sa prise de pouvoir, condamnée par la communauté internationale. Les premiers résultats placent le « oui » largement en tête mais avec un taux de participation juste en dessous de 50 %.

