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Moyen Orient et Monde - Politique

Sarkozy remanie son style, plus apaisé, dans la perspective de 2012

Le président français insiste sur « la nécessité de l'unité » de l'équipe gouvernementale.
Le président français Nicolas Sarkozy s'efforce d'afficher un style apaisé et consensuel, moins exubérant que par le passé, une posture adoptée depuis le remaniement de son gouvernement, réuni pour la première fois mercredi sous le signe de l'« unité ».
« L'idée de "un pour tous, tous pour un", c'est un peu ça la feuille de route politique. » C'est en reprenant la fameuse devise des « Trois mousquetaires » d'Alexandre Dumas que le porte-parole du gouvernement François Baroin a résumé l'allocution de bienvenue du chef de l'État au début du premier Conseil des ministres. Devant sa nouvelle équipe de combat en vue de la présidentielle de 2012, repositionnée à droite et délestée des personnalités centristes et de gauche, Nicolas Sarkozy a « beaucoup insisté sur la nécessité de l'unité de l'équipe gouvernementale, une équipe unique au service du pays ».
Impopulaire dans les sondages et accusé par l'opposition de gauche de ne pas écouter les Français, le président a répété à ses ministres les « chantiers prioritaires » de la fin de son mandat : réforme de la fiscalité et de la prise en charge des personnes âgées, réussite de la présidence française du G20. Le chef de l'État avait déjà décliné ces priorités mardi soir lors d'une intervention télévisée suivie par plus de 12 millions de personnes.
Souvent critiqué pour sa façon de s'exposer, Nicolas Sarkozy a usé cette fois d'un ton mesuré et sobre. Au journaliste qui lui demandait s'il allait changer son style, il a fait remarquer qu'il n'avait pas parlé à la télévision depuis plusieurs mois, rompant avec l'omniprésence médiatique du début de mandat.
Mardi soir, le président s'est défendu d'être sourd aux critiques. « Quand les choses ne marchent pas, j'essaie de les changer. Je suis quelqu'un de déterminé mais j'essaie de ne pas être entêté », a-t-il dit. Il a par exemple reconnu que l'un des marqueurs de sa politique, l'identité nationale, avait « provoqué des malentendus » et indiqué en avoir tenu compte pour supprimer le ministère consacré à ce thème.
La presse a par ailleurs relevé ce changement de style affiché. « Après le remaniement ministériel, le remaniement personnel », ironisait la République des Pyrénées. « Un sarkozysme sans les excès du sarkozysme : c'est le message qui se dégage de l'intervention tendue et austère » du président, estimait le quotidien Libération (gauche) évoquant un changement de style passant du « baroque au classique ». Pour le politologue Stéphane Rozès, Nicolas Sarkozy est « apparu plus à l'écoute, plus policé ». « Il a voulu jouer l'apaisement pour renouer avec le pays et restaurer un leadership au sein de la majorité », poursuit le président de la société de conseils Cap.
Dans cette volonté de faire profil bas, le président a par exemple refusé de se prononcer sur une nouvelle candidature en 2012, que tout le monde anticipe pourtant. Donné perdant dans les sondages, il se prononcera à l'automne 2011.
Le président français Nicolas Sarkozy s'efforce d'afficher un style apaisé et consensuel, moins exubérant que par le passé, une posture adoptée depuis le remaniement de son gouvernement, réuni pour la première fois mercredi sous le signe de l'« unité ».« L'idée de "un pour tous, tous pour un", c'est un peu ça la feuille de route politique. » C'est en reprenant la fameuse devise des « Trois mousquetaires » d'Alexandre Dumas que le porte-parole du gouvernement François Baroin a résumé l'allocution de bienvenue du chef de l'État au début du premier Conseil des ministres. Devant sa nouvelle équipe de combat en vue de la présidentielle de 2012,...
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