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Lifestyle - Grande-Bretagne

Une princesse est née

L'union de Kate Middleton et du prince William devrait être le mariage le plus grandiose depuis les noces du prince Charles et Diana à Londres en 1981.

De nombreux journaux comparaient mercredi Kate Middleton et Lady Di, la jeune femme ayant reçu la bague de fiançailles de la mère du prince William. Ben Stansall/AFP

Le prince William, deuxième dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre, épousera l'an prochain sa petite amie Kate Middleton, une ravissante roturière, lors d'un événement planétaire qui pourrait être à la mesure des noces de ses parents Charles et Diana en 1981.
Les deux jeunes gens, âgés de 28 ans, semblent assortis : ils ont fait leurs études ensemble à la prestigieuse université de Saint Andrews en Écosse, et Kate arbore déjà l'indispensable chapeau sur les photos de mariage... de leurs nombreux amis.
Une parfaite prétendante au trône, somme toute. Mais voilà, « comme souvent dans la vie britannique, même de nos jours, il est question de classe sociale », rappelait le journal dominical The Observer en juillet dernier, pour expliquer une si longue attente avant l'annonce d'un mariage. Car Kate est on ne peut plus « middle class » : le papa, Michael, a été steward puis employé au sol chez British Airways, la maman, Carole, était hôtesse de l'air.
Depuis, la famille a fait du chemin : les Middleton ont lancé il y a 23 ans leur propre société, « Party Pieces », une entreprise de vente par correspondance de matériel festif (assiettes en carton, minimoules à gâteaux, ballons, etc.).
Leur succès est incontestable, et aujourd'hui, le domaine familial est « assez grand pour que l'hélicoptère de William puisse s'y poser », selon le Sunday Times.
Reste que les Middleton ne font pas partie de la haute société, constate le Daily Telegraph. La mère de Kate aurait même été prise en flagrant délit en train de mâcher du chewing-gum pendant la revue de Sandhurst, la célèbre école militaire, pour la fin d'études de William en 2007. Presque un crime de lèse-majesté.
Son appartenance à la classe moyenne, loin de desservir Kate Middleton, semble aujourd'hui son meilleur atout : la jeune fille n'est-elle pas plus proche du peuple britannique que l'aristocratie écornée par de multiples scandales ?
La famille Middleton est décrite dans les médias comme « travailleuse et sans chichis », et la jeune fille comme « une princesse moderne qui vit dans le monde réel ». Comme ses frère et sœur plus jeunes, James et Philippa, Kate travaille dans la société familiale. En réalité, on ne lui connaît pas de métier officiel, si ce n'est celui de l'éternelle fiancée.
La sage Kate n'a guère défrayé la chronique depuis huit ans. Mince, de longs cheveux bruns tombant sur les épaules, elle n'a pas été épargnée par les paparazzi, pour qui elle pourrait être en mesure de remplacer dans le cœur des Britanniques Diana, la mère de William morte tragiquement en 1997.
Constamment épiée, y compris pendant sa brève séparation avec le prince en 2007, elle est couvent citée pour son élégance - un autre point qui la rapproche de Diana. Mais à 28 ans, Kate Middleton est aussi plus mûre que Diana, qui n'en avait que 20 à son entrée dans la famille royale, observent les spécialistes de la royauté. Sa longue romance avec le prince, si elle lui a valu le surnom de « Waitie Katie » (Katie qui attend), lui aura aussi donné l'occasion de se familiariser avec les rituels de la royauté.
Presque aussi sage, William, numéro deux dans l'ordre de succession au trône après son père Charles, s'est tenu à l'écart des excès de l'adolescence. Alors que son jeune frère Harry arrivait costumé en nazi pour une fête et goûtait au cannabis, William menait ses études sans éclat. Sa seule frasque - une photo où il enlace des filles lors d'une sortie avec des camarades de l'armée - a précipité la seule rupture connue du couple, en 2007.
Grand (1,90 mètre) et athlétique, les yeux bleus, les cheveux blonds - qui commencent à s'éclaircir -, le prince William ressemblait beaucoup à sa mère quand il était plus jeune. De son père, il a hérité d'une passion pour la nature, la chasse et les sports de plein air.
Dernièrement, le jeune couple se voyait le week-end dans un cottage près de l'île d'Anglesey (pays de Galles) où William travaille comme pilote de sauvetage en hélicoptère. La presse rapporte qu'il n'avait pas de femme de ménage et faisait ses courses au supermarché.
La Grande-Bretagne attendait fiévreusement les détails des noces, et notamment de savoir qui allait payer la note en ces temps d'austérité : la famille royale seule ou avec l'aide plus ou moins importante du contribuable. Les futurs époux « seront soucieux de la situation économique », a assuré un porte-parole de la famille royale, en référence au plan d'austérité annoncé en octobre par le gouvernement britannique et qui amputera le budget de la maison royale de 14 % sur cinq ans.
Les commentateurs tablaient hier sur un mariage « sobre », qui ne devrait pas ressembler aux noces en grande pompe des parents de William, le prince Charles et Diana, trente ans plus tôt en 1981. Le mariage « reflètera un peu la période économique différente (par rapport à celle de 1981) et le tempérament du prince William et de Kate Middleton, qui auraient probablement préféré une histoire un peu plus modeste », a estimé Charles Kidd, rédacteur en chef du Debrett's Peerage, l'annuaire de l'aristocratie britannique.
Même sobre, le mariage apportera un coup de fouet bienvenu à la consommation, pouvant rapporter 620 millions de livres (730 millions d'euros) à l'économie britannique, selon une étude du cabinet de recherche Verdict mercredi.
Le prince William, deuxième dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre, épousera l'an prochain sa petite amie Kate Middleton, une ravissante roturière, lors d'un événement planétaire qui pourrait être à la mesure des noces de ses parents Charles et Diana en 1981.Les deux jeunes gens, âgés de 28 ans, semblent assortis : ils ont fait leurs études ensemble à la prestigieuse université de Saint Andrews en Écosse, et Kate arbore déjà l'indispensable chapeau sur les photos de mariage... de leurs nombreux amis.Une parfaite prétendante au trône, somme toute. Mais voilà, « comme souvent dans la vie britannique, même de nos jours, il est question de classe sociale »,...
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