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Moyen Orient et Monde - France

Sarkozy met le cap sur la présidentielle de 2012

Le nouveau gouvernement prend ses fonctions, le président s'exprimera ce soir en direct sur plusieurs chaînes de télévision.
Le cap est fixé à l'élection présidentielle de 2012 pour le nouveau gouvernement français de Nicolas Sarkozy, qui a pris ses fonctions hier, marqué par une coloration droitière et organisé autour du Premier ministre François Fillon, homme fort du moment. Si la majorité se réjouit d'avoir une équipe de combat, resserrée dans la perspective de la présidentielle, l'opposition de gauche a fustigé la « continuité » d'une politique jugée injuste socialement et marquée par un virage à droite.
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il s'exprimerait dès ce soir en direct sur plusieurs chaînes de télévision, à la veille du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement. De son côté, François Fillon prononcera un discours de politique générale le 24 novembre à l'Assemblée nationale, où il exposera les priorités de son nouveau gouvernement. Il devrait obtenir sans difficulté le vote de confiance des députés, majoritairement de droite.
Dès la mi-journée, les passations des pouvoirs se sont succédé dans les ministères, où fusaient les applaudissements pour les sortants les plus regrettés. Le centriste Jean-Louis Borloo, un temps pressenti comme Premier ministre, a ainsi eu droit à une ovation dans la cour du ministère de l'Écologie. L'ex-ministre du Travail Éric Woerth, sacrifié du fait de son implication dans une tentaculaire affaire politico-fiscale, a confié lors d'adieux plus intimistes son « émotion » de quitter son poste après avoir défendu pendant des mois l'impopulaire réforme des retraites.
La presse a surtout souligné hier la « victoire » de l'austère François Fillon, à la tête du gouvernement depuis le début du mandat de Nicolas Sarkozy en mai 2007, et la « continuité » après un remaniement confirmant le cap à droite et réduisant à la portion congrue la présence des centristes.
Exit les représentants des minorités ou de l'ouverture politique qui avaient marqué les débuts du mandat, avec des ministres issus de l'immigration ou de la gauche : autour de François Fillon, se retrouvent des piliers de la droite comme Michèle Alliot-Marie, qui décroche les Affaires étrangères, ou Alain Juppé, qui s'empare de la Défense. Le départ de Jean-Louis Borloo, surtout, marque une rupture avec les centristes, qui espéraient un « rassemblement » et ont vu « apparaître une équipe de campagne (du parti présidentiel) UMP », selon l'expression de l'ex-ministre de la Défense Hervé Morin. « C'est un gouvernement de fermeture, qui ne tient pas compte de ce qu'ont dit les Français et dont on n'attend rien », a déploré la socialiste Ségolène Royal, appelant la gauche à « tendre la main aux centristes ». Ces derniers ont fait savoir qu'ils réfléchissaient avant tout à une stratégie de recomposition du centre. Pour sa part, l'écologiste et animateur vedette Nicolas Hulot a jugé de « très mauvais augure » pour la défense de l'environnement que le ministère de l'Écologie soit amputé du portefeuille stratégique de l'Énergie (rattaché à l'Industrie).
Le « sentiment d'injustice sociale » va perdurer, a prévenu hier soir la CGT, premier syndicat du pays, affirmant n'être « pas dupe » de la volonté affichée du gouvernement de renouer le dialogue social après un bras de fer de plusieurs mois sur les retraites. À défaut d'un nouveau souffle, Nicolas Sarkozy pourra compter sur son Premier ministre pour mener ses dernières réformes annoncées (fiscalité et vieillesse) et se concentrer sur la présidence du G20, puis du G8, et la préparation de la campagne.
Pour le politologue Roland Cayrol, se dessine une « nouvelle répartition des tâches » : « Le président va se muer progressivement en candidat à l'élection présidentielle, pendant que le gouvernement se chargera de continuer la politique des réformes. »
Le cap est fixé à l'élection présidentielle de 2012 pour le nouveau gouvernement français de Nicolas Sarkozy, qui a pris ses fonctions hier, marqué par une coloration droitière et organisé autour du Premier ministre François Fillon, homme fort du moment. Si la majorité se réjouit d'avoir une équipe de combat, resserrée dans la perspective de la présidentielle, l'opposition de gauche a fustigé la « continuité » d'une politique jugée injuste socialement et marquée par un virage à droite.Le président Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il s'exprimerait dès ce soir en direct sur plusieurs chaînes de télévision, à la veille du premier Conseil des...
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