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Actualités - Po

Colonisation : l'initiative Obama divise le gouvernement israélien

Le cabinet israélien est divisé sur le plan américain en faveur d'un nouveau gel de la colonisation en Cisjordanie, auquel s'opposent l'extrême-droite et les colons, mais le Premier ministre Benjamin Netanyahu est en mesure de le faire adopter de justesse, selon les médias.

Sept ministres du cabinet de sécurité, dont M. Netanyahu, seraient prêts à voter en faveur de la proposition de l'administration Obama, six y sont hostiles et deux ministres du Shass, un parti religieux orthodoxe, ont fait part de leur intention de s'abstenir. /

D'après les calculs des politologues, sept des 15 ministres du cabinet de sécurité, qui tranche sur les décisions importantes, dont M. Netanyahu, seraient prêts à voter en faveur de la proposition de l'administration Obama.
Six y sont hostiles et deux ministres du Shass, un parti religieux orthodoxe, ont fait part de leur intention de s'abstenir.
Aucune date n'a été fixée quant à un vote du cabinet de sécurité.
En attendant, les principales organisations de colons et l'extrême droite extra-parlementaire ont lancé une campagne de pression visant à convaincre le Shass, qui se retrouve en position d'arbitre, de s'opposer à un gel.
De leur côté, les Palestiniens continuent d'exiger un gel total de la colonisation en Cisjordanie --mais aussi à Jérusalem-Est annexée-- pour reprendre les négociations de paix bloquées avec Israël, laissant entendre qu'en l'état, la proposition américaine ne répond pas à leurs demandes.
Cette initiative, présentée dimanche au conseil des ministres par M. Netanyahu après un séjour aux États-Unis, prévoit un nouveau moratoire limité à 90 jours de la colonisation et en Cisjordanie seulement, en échange d'une généreuse enveloppe de mesures de soutien politique et militaire de la part des États-Unis, selon des sources israéliennes.
Parmi les opposants, figurent le faucons du Likoud, le parti de Netanyahu, ainsi que les ministres de la droite extrême, dont le chef de la diplomatie Avigdor Lieberman.
Mais selon les commentateurs, ils ne sont pas en mesure pour le moment de déstabiliser le gouvernement Netanyahu.
"Les opposants à un gel au sein du Likoud n'ont pas les moyens de mener une véritable révolte contre Netanyahu", a estimé la radio militaire.
"Pour le moment, le Premier ministre peut dormir sur ses deux oreilles: aucune figure importante du Likoud n'est vraiment prête à le menacer", a également analysé la radio publique.
Les analystes sont persuadés que M. Lieberman, qui dirige la formation ultra-nationaliste Israël Beitenou, ne quittera pas le gouvernement si un gel est décidé.
Le chef populiste d'Israël Beitenou veut barrer la route au principal parti d'opposition, Kadima (centriste), auquel M. Netanyahu pourrait faire appel pour constituer une majorité plus modérée, favorable au plan américain.
M. Netanyahu s'est abstenu d'afficher publiquement son soutien à la proposition américaine en soulignant qu'elle n'était "pas encore finale", laissant ainsi entendre qu'il pourrait obtenir d'autres concessions de la part des Américains.
"Israël a présenté plusieurs conditions qui n'ont pas été remplies. Ce n'est que lorsqu'elles auront été acceptées que le Premier ministre présentera le dossier au cabinet de sécurité", a prévenu dimanche soir un haut responsable sous couvert de l'anonymat.
Cette mise au point a été faite peu après que le président américain Barack Obama eut salué le "sérieux" de M. Netanyahu et jugé "prometteur" l'examen par Israël d'un nouveau gel.
Selon la radio publique, le président Obama aurait ainsi voulu "forcer la main" de M. Netanyahu en faisant son éloge avant même qu'une décision officielle n'ait été prise par Israël.
D'après les calculs des politologues, sept des 15 ministres du cabinet de sécurité, qui tranche sur les décisions importantes, dont M. Netanyahu, seraient prêts à voter en faveur de la proposition de l'administration Obama.Six y sont hostiles et deux ministres du Shass, un parti religieux orthodoxe, ont fait part de leur intention de s'abstenir.Aucune date n'a été fixée quant à un vote du cabinet de sécurité.En attendant, les principales organisations de colons et l'extrême droite extra-parlementaire ont lancé une campagne de pression visant à convaincre le Shass, qui se retrouve en position d'arbitre, de s'opposer à un gel.De leur côté, les Palestiniens continuent d'exiger un gel total de la colonisation en...