M. Hariri, fils de l'ancien Premier ministre assassiné en 2005 à Beyrouth, soutient le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) chargé d'enquêter sur ce meurtre, alors que le Hezbollah accuse le TSL d'être "politisé", "à la solde d'Israël" et de s'être basé sur les déclarations de "faux témoins".
Le Hezbollah, chef de file de la minorité parlementaire, a dit aussi s'attendre à ce qu'il soit accusé par le TSL d'implication dans le meurtre et a mis en garde contre toute coopération avec les enquêteurs de l'ONU.
"Nous avons besoin de temps (...) les discussions ont été reportées à la semaine prochaine", a déclaré à la presse le ministre de l'Information Tarek Mitri à l'issue d'une réunion du Conseil des ministres qui a duré près de quatre heures.
Le Hezbollah, mouvement militaire le plus puissant au Liban, réclame un vote au Conseil sur le transfert du dossier des "faux témoins" à la Haute Cour de justice, qui traite des questions liées à la sécurité de l'Etat et dont les décisions sont irrévocables.
Le camp du Premier ministre s'oppose à un tel transfert, en estimant qu'il faudrait attendre l'acte d'accusation du TSL pour pouvoir déterminer si ces témoins étaient vraiment des "faux".
"Procéder à un vote sur cette question approfondirait les divergences. C'est inutile", a dit le président cité par M. Mitri.
La possible mise en cause du parti chiite par le TSL, qui n'a pas donné de date pour l'acte d'accusation, a suscité les craintes d'un regain de violences et d'un effondrement du gouvernement.


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