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Moyen Orient et Monde - Adhésion

La voie de la Turquie vers l’Union européenne se rétrécit

La Commission européenne a dressé hier un tableau peu encourageant de l'avancée des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE, s'inquiétant de l'impasse chypriote alors que la frustration réciproque ne fait que croître face à la lenteur des progrès.
Dans son rapport annuel, Bruxelles salue certes la poursuite du « processus de réformes » avec le référendum de septembre, que le parti islamo-conservateur AKP du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a présenté comme une « démocratisation » de la Constitution héritée du putsch de 1980. Mais la Commission insiste à présent sur une « mise en œuvre adéquate » de ces réformes et suggère une « nouvelle Constitution civile » pour renforcer la démocratie en Turquie. Si Bruxelles reconnaît « l'atout » que peut présenter la politique étrangère turque, elle souligne qu'elle doit être développée « en coordination avec l'UE ». Surtout, la Commission a tiré la sonnette d'alarme sur la République de Chypre, membre depuis 2004 de l'UE mais qu'Ankara ne reconnaît pas. La Turquie refuse toujours de faire entrer dans ses frontières les marchandises de la partie grecque chypriote de l'île divisée.
« Si l'on évalue le rapport dans son ensemble, on constate qu'il s'agit d'un document qui met en perspective d'une manière équitable et positive l'état actuel de la Turquie », a toutefois déclaré le ministre turc chargé de l'Union européenne, Egemen Bagis. « Ce rapport est à cette date le plus encourageant et le plus positif pour la Turquie », s'est félicité le ministre qui est aussi le négociateur en chef de son pays avec l'UE, tout en réitérant la position de son pays sur Chypre.
Seulement 38 % des Européens sont d'accord avec l'adhésion de la Turquie, contre 48 %, selon un récent sondage. Quant aux Turcs, ils ne sont plus que 38 % à souhaiter rejoindre l'UE alors qu'ils étaient encore 74 % en 2004.
Sur 35 chapitres thématiques de négociation, seul un a été bouclé. Dix-huit sont bloqués soit du fait de la question chypriote, soit parce qu'ils impliquent une adhésion pleine et entière, une perspective à laquelle la France, mais aussi l'Allemagne ou l'Autriche sont de plus en plus opposées. Si la présidence belge de l'UE entend ouvrir un nouveau chapitre thématique avant la fin de l'année, il n'en restera en effet plus que deux à ouvrir.
La Commission européenne a dressé hier un tableau peu encourageant de l'avancée des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE, s'inquiétant de l'impasse chypriote alors que la frustration réciproque ne fait que croître face à la lenteur des progrès.Dans son rapport annuel, Bruxelles salue certes la poursuite du « processus de réformes » avec le référendum de septembre, que le parti islamo-conservateur AKP du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a présenté comme une « démocratisation » de la Constitution héritée du putsch de 1980. Mais la Commission insiste à présent sur une « mise en œuvre adéquate » de ces...
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