« Pas d'arrivée avant lundi après-midi (heure locale) », a affirmé le directeur de course Jean Maurel. Conséquence de la dépression tropicale Tomas, l'arrivée sur la Guadeloupe se fera au près et non au portant, poussé par les alizés, obligeant les premiers skippers à tirer des bords.
Le record établi par Lionel Lemonchois lors de la précédente édition, en 2006 (7 jours, 17 heures et 19 minutes), ne sera donc pas battu.
« Les prochaines 24 heures risquent d'être les plus compliquées de la course », a confirmé Cammas (Groupama 3) dimanche au cours d'une vacation radio avec le PC du Rhum à Pointe-à-Pitre.
« Pas de stress, a-t-il ajouté, mais une météo compliquée qui va me contraindre à passer en revue toute la garde-robe (NDLR : les voiles) du bateau. Je crains le très petit temps car si on tombe dans un trou de vent, on (le suivant immédiat) peut en faire le tour. » Il a également indiqué redouter le passage d'un front dans la nuit de dimanche à lundi. Le leader de la course a insisté sur le fait que son trimaran géant (31,50 mètres), bien que très physique, était très sûr : « Je peux me permettre des choses que je ne pouvais pas faire avec un 60 pieds (18,28 mètres). »
« Je ressens une grande sérénité sur ce bateau », a ajouté Cammas, mais « j'ai les bras qui ont presque doublé de volume ». Il a expliqué que manœuvrer un trimaran de cette taille, conçu pour une dizaine d'équipiers, « est plus une question d'organisation que de force physique ».
Une victoire dans le Rhum, a-t-il reconnu, « ce serait une supersérie après le Jules-Verne », le record du tour du monde à la voile en équipage, battu en 48 jours 7 heures et 44 minutes. « Mais quel que soit le résultat, ça restera un grand souvenir. »

