« Nous ne savons pas jusqu'ici où en est le tribunal, ni si ce dernier est réellement soumis à des pressions politiques pour le contraindre à prendre des décisions desservant la justice », a déclaré M. Khalil au site nowlebanon.com.
En conséquence, a-t-il poursuivi, il faut « attendre la parution de l'acte d'accusation et s'abstenir d'anticiper sur sa teneur ».
M. Khalil a, de plus, estimé que le dossier dit des « faux témoins » n'est « pas urgent au point qu'il faille le transférer au plus vite à la justice et gâcher les possibilités de solutions » à ce problème. « Il faut éviter de commettre des erreurs juridiques dans une affaire aussi sensible en relation avec le TSL », a-t-il dit, notant que « le règlement de la question du transfert de ce dossier à la justice ordinaire ou à la Cour de justice est tributaire de circonstances politiques propices ».
M. Khalil a conclu en se disant « confiant que les choses ne parviendront pas à une confrontation » sur le terrain, « toutes les parties étant conscientes des dangers que cela comporterait ».
Élie Marouni
Pour sa part, le député Kataëb Élie Marouni a déclaré à Radio-Orient qu'il existe actuellement « une confrontation entre des États qui veulent maintenir le TSL et d'autres qui souhaitent le supprimer. Et chacun joue sa partie par le biais de ses alliés au Liban ».
« Le 8 Mars devrait réaliser que le TSL est le fruit d'une décision internationale et que toute tentative de fuir les engagements internationaux du Liban ne servirait à rien », a ajouté M. Marouni.
Interrogé sur la campagne menée par le chef du CPL, le général Michel Aoun, M. Marouni a dit : « Le général Aoun incarne la tragédie du Liban. Sa colère explose chaque jour sur les écrans, mais il n'arrivera pas à la présidence en suscitant des polémiques. »

