Le record de Daehlie
à Sotchi ?
Autre élément à prendre en compte : cette saison, l'IBU a changé quelques lignes du règlement. Avant cela, les points des trois moins bons résultats de chaque athlète étaient retirés pour éditer le classement général, et le moins bon de chaque spécialité pour constituer les classements des petits globes. « Je viens d'apprendre que cette année tous les résultats compteront et cela confirme que mon programme est le bon », a commenté Bjoerndalen. Le Norvégien, 10e du général 2009-2010 (son plus mauvais résultat depuis 1996), a également donné son avis sur le nouveau système de réduction des quotas : « Je pense que c'est une bonne chose même si cela devient très difficile pour la Russie, la France, l'Allemagne et pour nous car les places sont rares. L'IBU dialogue beaucoup avec les biathlètes et cherche toujours la possibilité d'innover, mais je crois qu'il ne faut pas trop se disperser », prévient celui qui a rejoint en début d'année le comité technique de l'instance internationale.
« Comme un jeune
de 25 ans »
Outre la question des quotas, l'IBU se pencherait actuellement sur la mise en place d'un système de qualifications pour les poursuites. Les athlètes seraient positionnés au départ comme sur une grille de formule 1. L'idée plaît à « OEB », « mais nous devons bien étudier tout cela, pour la télévision, ce serait sans doute une bonne chose avec une nouvelle épreuve et cela donnerait également une nouvelle chance aux biathlètes qui manquaient leur sprint ». Enfin, le média italien a questionné le principal intéressé sur les JO de Sotchi. Après avoir effacé des tablettes celui du Suédois Ingemar Stenmark (86 victoires en Coupe du monde), se sent-il capable de battre le record de son compatriote Bjoern Daehlie et ses huit titres olympiques ? Après Vancouver, il avait déclaré être « motivé par la gagne, pas par le record ». Huit mois après, le discours a quelque peu changé : « J'aimerais bien l'égaler, mais je pense aussi aux 100 succès en Coupe du monde. Toutefois, il est bien plus difficile de s'imposer maintenant qu'il y a dix ans en arrière, le niveau moyen a augmenté, les biathlètes tirent mieux et plus vite et tout le monde skie plus vite ». Mais, comme un avertissement, Bjoerndalen aime le rappeler : « Je me sens comme un jeune de 25 ans aujourd'hui. » À Sotchi, dans quatre ans, l'ancien rival de Raphaël Poirée n'aura donc, « virtuellement », que 29 ans. En pleine force de l'âge donc...

