Un bureau de vote à New York. Les électeurs, mécontents de la politique économique du président Obama, risquent fort de sanctionner sévèrement le Parti démocrate. Mario Tama/Getty Images/AFP
Une dernière série de sondages a confirmé lundi la tendance enracinée depuis plusieurs semaines : les républicains devraient rafler la majorité à la Chambre des représentants et entamer considérablement la majorité démocrate au Sénat. Selon un sondage Gallup, les républicains mènent par 55 % des intentions de vote contre 40 % seulement aux démocrates parmi les électeurs les plus susceptibles de voter. Divers analystes politiques et sondeurs prédisent que les républicains gagneront entre 45 et 70 sièges à la Chambre et moins d'une dizaine au Sénat.
Deux ans après l'élection triomphale de M. Obama, l'emploi et la croissance restent moroses. Les sortants, en particulier les démocrates, devraient en payer le prix face à des républicains gonflés à bloc et à leur aile ultraconservatrice du « Tea Party ». Face à la vague républicaine attendue, M. Obama tentait hier de mobiliser ses électeurs, accordant coup sur coup quatre entretiens à des radios locales. Dans tous ces entretiens, le président a appelé les électeurs à venir voter en masse, et les autorités locales de plusieurs États de l'est et du Midwest notaient une affluence supérieure à la normale en milieu de journée.
Au total, les Américains renouvellent les 435 sièges de la Chambre, ainsi que 37 postes de sénateurs sur 100 et 37 sièges de gouverneurs sur 50. L'issue du scrutin dépend de la capacité des démocrates à mobiliser les catégories qui avaient donné la victoire à M. Obama en 2008 : Noirs, jeunes, femmes et Latinos.
La Maison-Blanche a fait savoir que M. Obama donnerait une conférence de presse aujourd'hui à 17h00 GMT pour tirer les enseignements du scrutin.

