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Liban - Visite Officielle

La crise du TSL au cœur des entretiens de Berry en France

Le président de la Chambre Nabih Berry a attendu la fin de son entretien avec le Premier ministre français François Fillon pour évoquer pour la première fois aussi clairement le problème que pose actuellement le TSL au Liban.
Sous les lumières bleue, blanche et rouge qui éclairent à la tombée de la nuit la charte des droits de l'homme qui orne un pan de la cour intérieure de l'Hôtel Matignon, Nabih Berry a déclaré que lors de la réunion de la conférence du dialogue en 2006, toutes les parties libanaises ont appuyé le TSL et ce point prévu à l'ordre du jour de la rencontre avait été adopté à l'unanimité en quelques minutes. Mais c'est plus tard, a ajouté le président de la Chambre, à cause des arrestations et des accusations arbitraires ainsi qu'à cause de l'ensemble du travail de la commission d'enquête internationale, que les doutes ont commencé à apparaître et que le sujet est devenu un problème.
En faisant cette déclaration, le président de la Chambre semblait répondre indirectement au ministre français des AE, Bernard Kouchner, qui lui avait rendu visite dans la matinée à l'Hôtel Meurice et qui avait alors réaffirmé à la presse l'appui de la France à la justice internationale qui constitue, selon lui, un progrès dans le domaine des droits de l'homme et qui avance à son propre rythme. Kouchner avait aussi rappelé les réalisations de la justice internationale dans plusieurs pays et, en réponse à une question sur le fait que cette justice pourrait être considérée comme celle des vainqueurs, il avait répondu : « Il ne faut pas oublier que Rafic Hariri a été assassiné et que ses amis et même ceux qui ne l'étaient pas voulaient identifier les auteurs de ce crime. » Kouchner avait été catégorique en affirmant qu'aucun pays ne peut arrêter le TSL, dans la formation duquel, a répété le ministre français, son pays a joué un rôle important, mais tout cela a été fait sur la base d'une demande libanaise.
C'est visiblement sur ce point délicat que le bât blesse. À partir de Matignon, le président de la Chambre a déclaré que la France peut jouer un rôle pour régler ce qu'on appelle désormais « la crise du TSL », d'autant que, selon lui, elle a de bonnes relations avec l'Arabie saoudite et la Syrie, alors que le ministre français des AE a insisté sur le fait que nul ne peut arrêter le TSL, assurant que l'acte d'accusation sera publié lorsqu'il sera prêt, mais que nul ne connaît son contenu.
On pourrait ainsi croire que le président de la Chambre aurait fait le voyage à Paris pour entendre des propos que l'on connaissait déjà. Mais des personnalités libanaises établies en France affirment que si les propos diplomatiques sont classiques, la véritable position de la France est définie par le président français lui-même que Berry doit rencontrer jeudi matin, avant de rentrer au Liban. Le fait que son entretien avec le président Sarkozy ait été reporté de mardi à jeudi est sans doute en relation avec les développements sur ce dossier ; et il est certain que Nabih Berry compte exposer à son interlocuteur français la délicatesse de la situation actuelle, notamment à la lumière de la crise autour du TSL, ainsi que l'importance de préserver la stabilité et l'entente interne au Liban. L'entretien de Berry avec le président français est d'autant plus important que des informations de presse avaient circulé sur la rencontre entre Sarkozy et Sleiman à Montreux, au cours de laquelle le président français aurait déclaré : « S'il existe une unanimité libanaise au sujet du TSL, alors soit, nous pourrons réexaminer la situation...» Interrogé sur ces propos attribués au président Sarkozy, le ministre Kouchner les a catégoriquement démentis, assurant qu'ils n'ont pas été tenus. Mais dans les coulisses diplomatiques libanaises, des rumeurs circulent sur une véritable inquiétude de la France au sujet de la situation au Liban et sur le souci de rechercher des solutions avec les Libanais, bien sûr. C'est donc ce sujet qui occupera probablement l'essentiel de l'entretien de Berry avec Sarkozy, même si le président de la Chambre préfère ne pas limiter sa visite à ce seul dossier, rappelant en permanence qu'il en existe beaucoup d'autres au Liban. Comme il l'a précisé au Premier ministre François Fillon, « le Liban a besoin d'une feuille de route, sur laquelle doit forcément figurer la question de justice sociale et l'application de la Constitution, ainsi que le renforcement des institutions ».
Il a salué à cet égard le rôle de la France dans ce domaine, à travers les conférences de Paris I, II et III ainsi qu'à travers l'appui à l'armée libanaise et sa participation constante à la Finul depuis la création de celle-ci en 1978.
Aujourd'hui, le président de la Chambre aura des entretiens au Sénat, où il sera reçu par le président de cette assemblée Gerard Larcher, avant de célébrer avec un peu d'avance la fête nationale libanaise à l'ambassade du Liban, en présence de la communauté libanaise.
Mais la journée parisienne de Berry ne s'est pas limitée à ces rencontres politiques. Il a ainsi reçu dans sa suite, à l'hôtel, une délégation du mouvement Amal en France, ainsi que des membres de la communauté libanaise qui ont tenu à le remercier pour sa contribution déterminante à l'apaisement des tensions au Liban. Il a même revu de vieux amis de classe, avant de se rendre au dîner donné en son honneur par le président de l'Assemblée générale Bernard Accoyer.
Sous les lumières bleue, blanche et rouge qui éclairent à la tombée de la nuit la charte des droits de l'homme qui orne un pan de la cour intérieure de l'Hôtel Matignon, Nabih Berry a déclaré que lors de la réunion de la conférence du dialogue en 2006, toutes les parties libanaises ont appuyé le TSL et ce point prévu à l'ordre du jour de la rencontre avait été adopté à l'unanimité en quelques minutes. Mais c'est plus tard, a ajouté le président de la Chambre, à cause des arrestations et des accusations arbitraires ainsi qu'à cause de l'ensemble du travail de la commission d'enquête internationale, que les doutes ont commencé à apparaître et que le sujet est...
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