Soha Wilson, ancienne élève de la British Community School, qui a fermé ses portes en 1978.
Le projet Betil a vu le jour grâce à un fonds rassemblé par les parents d'élèves de la British Community School qui avait fermé ses portes en 1978 à cause de la guerre. En 2006, l'ancien ambassadeur du Royaume-Uni au Liban, James Watt, avait décidé d'utiliser les intérêts de l'argent déposé par les parents des élèves de l'institution, vingt-huit ans plus tôt, pour financer des projets d'éducation.
Ainsi, une bourse d'études a été assurée à une jeune Libanaise, Nathalie Dagher, qui a passé un an à Londres pour suivre des cours de master en gestion des risques.
L'ambassadrice du Royaume-Uni a pris la parole pour présenter le projet Betil qui, depuis qu'il a été activé en 2006, a financé notamment une bourse d'études en Angleterre et une formation de 52 enseignants d'anglais. Elle a indiqué que la British Community School, qui avait vu le jour en 1952 et qui se trouvait sur la route de l'aéroport, avait fermé ses portes en 1978. Le Betil, financé grâce aux intérêts d'un fonds déposé actuellement à la HSBC et qui avait été rassemblé par les parents d'élèves de l'établissement, finance au Liban des projets relatifs à l'éducation, a-t-elle dit.
Une ancienne élève de la British Community School, Soha Wilson, a pris la parole. Soha, qui porte la double nationalité libanaise et britannique, avait fréquenté l'établissement de 1970 à 1977. Elle s'est souvenue comment les élèves avaient été coincés à l'école lors d'accrochages entre l'armée libanaise et les fedayine en 1973. « Nous étions restés à l'école jusqu'à minuit. L'école se trouvait sur la route de l'aéroport, et c'est la British Airways qui nous a distribué des coussins et des couvertures qu'elle utilisait à bord de ses avions ainsi que des repas qu'elle servait à ses voyageurs », a-t-elle dit. « Nous ne savions pas ce qui se passait et nous étions très contents de rester cette nuit-là à l'école », a-t-elle ajouté.
Nathalie Dagher a bénéficié de la bourse de Betil. Elle avait suivi des études de gestion à l'Université américaine de Beyrouth. Elle avait ensuite travaillé dans une banque durant quatre ans. C'est en 2007 qu'elle a bénéficié de la bourse. Elle s'est rendue dans la capitale britannique pour préparer un master en gestion des risques à la London School of Economics. « Cette bourse m'a transformée. Aujourd'hui, je travaille dans une entreprise au Liban et je gère des portefeuilles aussi bien à Beyrouth que dans les pays arabes. Le fait d'avoir passé un an à Londres m'a transformée. Je suis devenue une autre personne, plus tolérante et ouverte, et respectueuse de toutes les cultures », a-t-elle indiqué.
Ramy Lakkis, président de l'Organisation libanaise pour la formation continue (LOST), a parlé de l'expérience et de l'enthousiasme de 52 enseignants de Baalbeck-Hermel ayant bénéficié d'une formation financée par le Betil.

