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Moyen Orient et Monde - Législatives

À Bahreïn, les chiites raflent près de la moitié des sièges

Avec 18 des 40 sièges de la Chambre basse, le principal groupe chiite d'opposition à Bahreïn a frôlé la majorité aux législatives de samedi. Le Forum national islamique (sunnite) est le grand perdant du scrutin. 
L'opposition chiite a conforté sa présence à la Chambre des députés à Bahreïn en remportant 18 des 40 sièges, selon les résultats des élections législatives annoncés hier dans ce petit pays du Golfe. Les 18 candidats de l'Association de l'entente nationale islamique (AENI), ou al-Wefaq, ont été élus dès le premier tour, selon le chef de la commission électorale, cheikh Khaled ben Ali al-Khalifa, ministre de la Justice. Al-Wefaq occupait 17 sièges dans le Parlement sortant.
En revanche, le grand perdant est le Forum national islamique (sunnite), émanation des Frères musulmans, qui comptait sept députés : aucun de ses 8 candidats n'a été élu et cinq d'entre eux, dont son président Abdellatif Echeikh, sont en ballottage au prochain tour du scrutin, qui aura lieu samedi prochain. L'autre groupe sunnite, al-Assalah, représenté par six députés dans la Chambre sortante, n'a obtenu que deux sièges, et quatre de ses candidats, dont le président du groupe Ghanem al-Bouainain, doivent défendre leurs chances au second tour. Le revers subi par ces deux groupes sunnites a profité aux indépendants, généralement proches du gouvernement, qui ont obtenu 11 sièges, contre 9 dans la Chambre sortante.
« Il s'agit d'un message au gouvernement : al-Wefaq est sans conteste le plus grand groupement politique à Bahreïn, et cette volonté populaire doit être respectée », a déclaré à l'AFP le chef de l'AENI, cheikh Ali Salmane, appelant les autorités à « coopérer de manière positive » avec son groupe. Avant le scrutin, cheikh Salmane avait contesté le monopole du pouvoir par la famille royale des al-Khalifa. « Nous attendons le jour où un enfant du peuple, qu'il soit sunnite ou chiite (...), pourra accéder au poste de Premier ministre », a-t-il affirmé. Le poste de Premier ministre et les portefeuilles ministériels-clés, dont l'Intérieur, la Défense et les Affaires étrangères, sont occupés par des membres de la dynastie des al-Khalifa qui règne depuis 1783 sur Bahreïn, un petit pays du Golfe à majorité chiite.
Le gouvernement actuel compte plusieurs ministres chiites, mais aucun n'est membre d'al-Wefaq. La récente arrestation de 23 activistes chiites accusés de complot contre la dynastie sunnite et qui doivent comparaître en justice le 28 octobre et la campagne de presse qui l'a accompagnée ont servi al-Wefaq, selon un analyste. « Les chiites qui hésitaient ou entendaient boycotter les élections ont voté massivement en faveur d'al-Wefaq, le principal représentant de leur communauté », a déclaré à l'AFP Ubaidi al-Ubaidi.
Cinq membres de la nouvelle Chambre avaient été déclarés élus avant le scrutin par désistement ou absence de concurrents. Parmi eux figure Latifa al-Qohoud, l'unique femme députée dans la Chambre sortante. Une autre femme, Mounira Fakhrou, membre de l'Association de l'action nationale démocratique (AAND, alliance de militants de gauche et de nationalistes arabes), est en ballottage.
Au total, 9 sièges sont en ballottage et le taux de participation au premier tour était de 67,7 % parmi les 310 000 électeurs inscrits, selon les autorités. Au total, 127 candidats dont huit femmes étaient en lice au premier tour. Outre la Chambre, le Parlement comprend un Conseil consultatif dont les 40 membres sont désignés par le roi et qui peut bloquer toute initiative émanant de l'Assemblée élue. Bahreïn est la seule monarchie arabe du Golfe à compter une majorité chiite.
L'opposition chiite a conforté sa présence à la Chambre des députés à Bahreïn en remportant 18 des 40 sièges, selon les résultats des élections législatives annoncés hier dans ce petit pays du Golfe. Les 18 candidats de l'Association de l'entente nationale islamique (AENI), ou al-Wefaq, ont été élus dès le premier tour, selon le chef de la commission électorale, cheikh Khaled ben Ali al-Khalifa, ministre de la Justice. Al-Wefaq occupait 17 sièges dans le Parlement sortant.En revanche, le grand perdant est le Forum national islamique (sunnite), émanation des Frères musulmans, qui comptait sept députés : aucun de ses 8 candidats n'a été élu et cinq d'entre eux,...
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