Délicat travail de mise au jour d’une poterie.
« Ces découvertes font partie de la nécropole du site d'al-Bass », à la périphérie de la ville portuaire, a indiqué Ali Badaoui, archéologue et responsable des vestiges à Tyr auprès du ministère de la Culture.
Une cinquantaine de squelettes d'enfants, de femmes et d'hommes, des sarcophages, des jarres et des poteries remontant à ces deux époques ont été découverts par une équipe libanaise, à quelques centaines de mètres de la nécropole, célèbre pour ses sarcophages et ses mosaïques près du bord de mer.
« Les squelettes de l'époque romaine sont reconnaissables car ils sont ensevelis dans le sable, quant aux sarcophages, ils remontent bien à l'époque byzantine », explique M. Badaoui.
Les fouilles, entamées depuis deux mois, ont été menées à la demande de la Direction générale des antiquités (DGA) rattachée au ministère de la Culture, qui voulait s'assurer de la présence de vestiges en raison d'une demande de construction sur le site.
« C'était vraiment une surprise, on ne s'y attendait pas en raison du peu de sable accumulé dans cet endroit », a dit M. Badaoui.
« Cette découverte nous fournit de nouvelles informations sur la géographie de la ville antique ainsi que sur les habitudes sociales des différentes époques », ajoute l'archéologue.
Tyr était la principale cité-État du territoire de la Phénicie, qui correspond plus au moins au Liban actuel, avant de passer sous domination grecque, romaine, croisée puis musulmane, convoitée notamment pour son port qui l'a dotée d'une importance commerciale stratégique.
En plus de ses sarcophages en pierre et en marbre joliment décorés, la nécropole de Tyr est connue pour son arc de triomphe et son hippodrome romain.

