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Moyen Orient et Monde - Égypte

Moubarak serait candidat à sa propre succession

Un haut responsable du parti au pouvoir en Égypte a assuré hier que le président Hosni Moubarak serait le candidat de cette formation à la présidentielle de 2011, relançant l'hypothèse qu'il reste à la tête du pays malgré ses 82 ans et les incertitudes sur sa santé. M. Moubarak « est notre candidat désigné pour la présidence lors de la prochaine élection », a ainsi affirmé à l'AFP Ali el-Dine Hilal, chargé des questions de communication au sein du Parti national démocrate (PND). Cette candidature correspond « à la volonté de la direction du parti », a-t-il ajouté, confirmant des déclarations à la chaîne arabophone américaine al-Hurra, à qui il a affirmé qu'en octobre 2011, « le candidat du Parti national sera le président Mohammad Hosni Moubarak ». Le PND avait assuré par le passé qu'il ne déciderait pas de son candidat avant l'année prochaine.
M. Moubarak, au pouvoir depuis près de 30 ans, ne s'est pas exprimé personnellement sur ses intentions concernant un nouveau mandat de six ans. Lors d'une visite en Italie en mai, il s'était contenté de répondre, à une question sur son possible successeur à la présidentielle, par un sourire et en pointant le doigt vers le ciel : « Seul Allah le sait. » Sa santé a fait l'objet de nombreuses spéculations cette année, depuis qu'il a subi le 6 mars en Allemagne une ablation de la vésicule biliaire et le retrait d'un polype du duodénum. Son fils cadet Gamal, 46 ans, cadre dirigeant du PND souvent présenté comme son possible successeur, n'a pas non plus dévoilé ses intentions.
« Je crois qu'il y a beaucoup d'indices selon lesquels le président Moubarak compte se présenter l'an prochain », a affirmé à l'AFP le politologue Moustapha Kamel al-Sayyed, en citant les déclarations de plusieurs responsables se disant « convaincus » de sa candidature et la multiplication de ses activités en Égypte, ainsi que son activité diplomatique intense. « Tout cela indique que les déclarations de M. Hilal se fondent sur des informations sûres », a-t-il estimé, notant que les partisans de Gamal Moubarak, qui avaient lancé une campagne en sa faveur, ne se faisaient plus entendre depuis quelques semaines. Mais l'analyste du Centre al-Ahram d'études politiques et stratégiques (CESP) Imad Gad reste sceptique. « Ils se jouent de nous. Ils veulent juste ne pas ouvrir la bataille pour la présidentielle avant la tenue des législatives », qui se tiendront les 28 novembre et 5 décembre 2010, a-t-il déclaré à l'AFP. En outre, « il reste un an avant l'élection présidentielle. On ne peut pas prévoir la nature des développements par lesquels passera la santé du président » d'ici là, a-t-il ajouté.
Plusieurs responsables égyptiens, comme le ministre des Affaires étrangères Ahmad Aboul Gheit ou le président de la Chambre haute consultative Safouat el-Chérif, ont récemment évoqué la possibilité que M. Moubarak se succède à lui-même, mais sans être aussi directs que Ali el-Dine Hilal.
Un haut responsable du parti au pouvoir en Égypte a assuré hier que le président Hosni Moubarak serait le candidat de cette formation à la présidentielle de 2011, relançant l'hypothèse qu'il reste à la tête du pays malgré ses 82 ans et les incertitudes sur sa santé. M. Moubarak « est notre candidat désigné pour la présidence lors de la prochaine élection », a ainsi affirmé à l'AFP Ali el-Dine Hilal, chargé des questions de communication au sein du Parti national démocrate (PND). Cette candidature correspond « à la volonté de la direction du parti », a-t-il ajouté, confirmant des déclarations à la chaîne arabophone...
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