Mahmoud Ahmadinejad a émis l’espoir qu’« avec la formation du gouvernement irakien, la période difficile sera terminée pour le peuple ». Raheb Homavandi/Reuters
M. Maliki, accueilli à son arrivée par le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, a également rencontré le vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi, qui a offert « l'aide de l'Iran pour la reconstruction de l'Irak ».
Lors de sa rencontre avec M. Maliki, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a quant à lui émis l'espoir qu'« avec la formation du gouvernement irakien, la période difficile sera terminée pour le peuple, et grâce à la coopération de tous les groupes irakiens (...) les gens atteindront le bien-être et la prospérité », selon le site de la télévision d'État.
Les deux pays, à majorité chiite, ont renforcé ces dernières années leurs relations économiques et commerciales.
M. Maliki devait se rendre dans la ville sainte de Qom (120 km au sud de Téhéran) pour une série de rencontres, selon Raouf Sheibani, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, cité par l'agence officielle IRNA. Selon certaines informations, le chef radical chiite irakien Moqata Sadr vit à Qom. « Dans la situation actuelle, en tenant compte du départ des forces étrangères, le choix de Nouri al-Maliki, qui a une longue expérience dans la direction du pays (...), semble être un des choix appropriés pour l'Irak », a déclaré M. Sheibani.
M. Maliki, qui s'est déjà rendu en Syrie et en Jordanie, multiplie les tractations après sept mois d'impasse politique. L'Irak est sans gouvernement depuis les législatives du 7 mars qui n'ont donné à aucun parti la capacité de former seul le cabinet. Le parti de Maliki dispose de 89 députés sur 325, contre 91 pour son prédécesseur et concurrent Iyad Allaoui.
Dimanche, M. Allaoui, un chiite modéré soutenu par les sunnites, avait accusé l'Iran de « mettre la région sens dessus dessous et de la déstabiliser en déstabilisant l'Irak ». L'ambassadeur d'Iran à Bagdad, Hassan Danaeifar, a rejeté ces accusations « infondées », dans une déclaration à l'agence Fars.
M. Maliki doit se rendre en Turquie, en Égypte et dans plusieurs pays du Golfe, selon la chaîne de télévision iranienne en arabe al-Alam.


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