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Lifestyle - Cinéma

Raja Amari, ou l’éveil des désirs des femmes

Raja Amari est diplômée de la Femis, une des plus prestigieuses écoles de cinéma d’Europe.  Anne-Christine Poujoulat/AFP

La réalisatrice tunisienne Raja Amari, venue à Marseille présenter son second long-métrage, Les Secrets, dans le cadre du festival Films Femmes Méditerranée, aime à filmer l'éveil, ou le réveil, des désirs chez les femmes de son pays.
Cette réalisatrice âgée de 39 ans, diplômée de la Femis, une des plus prestigieuses écoles de cinéma d'Europe, a écrit et réalisé en 2002 Satin rouge : l'histoire d'une veuve, jouée par l'actrice arabe israélienne Hiam Abbass, noyée dans sa vie monotone de mère au foyer à Tunis jusqu'à ce qu'elle redécouvre son corps et ses désirs en pratiquant la danse dans un cabaret. Malgré ces débuts remarqués, il aura fallu attendre huit ans pour pouvoir voir le second long-métrage de la réalisatrice. Les Secrets retrace l'histoire de trois femmes d'une même famille, vivant dans une maison abandonnée et dont le quotidien vacille avec l'arrivée d'un jeune couple dans la maison.
Le film a reçu en Tunisie un accueil « assez tendu », de l'aveu même de Raja Amari. « Les critiques portaient surtout sur le traitement un peu frontal de la présentation des corps », explique-t-elle à l'AFP. « Je n'ai pas présenté cette sexualité dans une lascivité. Dans la scène de masturbation féminine (qui a fait particulièrement polémique), on sent la douleur du personnage, ses difficultés avec son corps (...), ce qui va dans le sens du film », se défend la cinéaste.
Pour Jeanne Baumberger, directrice artistique du festival, ce film très sombre « a demandé beaucoup de courage parce qu'il aborde des thématiques presque tabous au Maghreb : la folie et la frustration sexuelle des femmes », a-t-elle jugé, saluant également « une image d'une beauté extraordinaire ». La fiction a suscité beaucoup de questions sur la condition des femmes en Tunisie. « Ce qui m'étonne, c'est que ce soit axé uniquement sur ça (...), on oublie un peu le côté cinéma », a regretté Raja Amari. Pour son prochain film, en cours d'écriture, la réalisatrice veut « traiter de l'immigration, pas forcément du côté social, mais du côté de la circulation du désir entre les personnages ».
La réalisatrice tunisienne Raja Amari, venue à Marseille présenter son second long-métrage, Les Secrets, dans le cadre du festival Films Femmes Méditerranée, aime à filmer l'éveil, ou le réveil, des désirs chez les femmes de son pays.Cette réalisatrice âgée de 39 ans, diplômée de la Femis, une des plus prestigieuses écoles de cinéma d'Europe, a écrit et réalisé en 2002 Satin rouge : l'histoire d'une veuve, jouée par l'actrice arabe israélienne Hiam Abbass, noyée dans sa vie monotone de mère au foyer à Tunis jusqu'à ce qu'elle redécouvre son corps et ses désirs en pratiquant la danse dans un cabaret. Malgré ces débuts...
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