Pour comprendre la portée de cette qualification, quelques infos suffisent : Wehbi prendra part, le 17 novembre, avec 50 concurrents à une course, parcourant 250 km sur un terrain composé de glace, de neige et de rochers, et faisant face à de dures conditions météorologiques qui pourraient inclure des températures sous zéro et des vents violents. Les concurrents passeront même une étape sur le flanc d'un volcan actif...
Rencontre avec cet athlète accompli au grand cœur qui a dédié cette participation fort logiquement aux enfants de l'ONG Brave Heart.
Q. En quoi consiste « The Last Desert Antarctica 2010 » ?
R. « The Last Desert Antarctica 2010 » aura lieu sur la péninsule antarctique et les îles environnantes, au pôle Sud. Le départ se fera d'Ushuaia, en Argentine. Les coureurs invités se rendront en Antarctique à bord du navire d'expédition « Antarctic Dream » en passant par le passage du Drake Bruts. Plusieurs étapes totalisant 250 km seront courues sur un ou plusieurs terrains distincts choisis avec soin en tenant compte de la sécurité, de l'environnement et du paysage. De plus, les concurrents passeront par un certain nombre de stations internationales pour la recherche scientifique, par des colonies de pingouins, sur des côtes d'icebergs dispersés et même sur le flanc d'un volcan actif.
Comment avez-vous été sélectionné ?
C'est une course à laquelle on participe uniquement sur invitation. Seuls les concurrents qui ont terminé au moins deux des « 4 déserts » (voir encadré « Quelques infos sur Racing the Planet », NDLR) sont éligibles à participer à la course du dernier désert, qui a lieu tous les deux ans.
Ma meilleure performance personnelle avait été inscrite en 2007, date à laquelle j'ai participé à la course Sahara Race en Égypte et où j'ai terminé troisième au classement général.
Malheureusement, je ne pouvais pas trouver de sponsors pour financer mes courses. Cette année, par contre, mon rêve se réalise. J'ai participé à deux grandes courses de 250 km, en autosuffisance complète : dans le bush australien en mai, et le Gobi March dans le désert de Gobi en Chine en juin, où j'étais complètement abattu après avoir poussé mon corps au-delà de la limite, pour finalement terminer à cloche-pied, et avec une entorse à l'autre pied. Mais tout cet effort en valait la peine puisque j'ai réussi à me qualifier pour le dernier désert, au pôle Sud.
D'où proviennent votre motivation et le support financier pour réaliser cette course ?
Mon support moral personnel provient de ma modeste contribution aux associations de bienfaisance. Cette année, je cours pour le Brave Heart Fund ; les collectes des fonds permettront le financement d'opérations pour sauver des nouveau-nés ayant une malformation congénitale cardiaque. Courir pour une cause en travaillant avec un organisme de bienfaisance procure un immense sentiment de satisfaction. J'invite d'ailleurs les lecteurs de L'Orient-Le Jour à visiter le site www.braveheartfund.org et de faire un geste.
Sur un autre plan, rien n'aurait été réalisable sans l'aide financière d'un sponsor. Et je profite donc de cette occasion pour remercier mon principal support Nokia, ainsi que Bank Med et Lifestyles, sans qui je n'aurais jamais réalisé ce rêve.

