Rien ni personne ne semblait en mesure de stopper la « déferlante Nadal » qui n’avait plus perdu au stade des huitièmes d’un tournoi Master 1000 depuis mai 2008. C’était compter sans l’Autrichien Jurgen Melzer. Aly Song/Reuters
Il faut dire que Melzer n'a pas volé sa victoire. C'est lui qui a fait le jeu dans cette rencontre avec 37 coups gagnants contre seulement 17 pour son adversaire, et ce pour le même nombre de fautes directes (27). Avant sa victoire, l'Autrichien a déjà marqué les esprits en dominant Nadal 6-1 lors de la première manche, ce qui ne lui était plus arrivé depuis sa défaite en Masters Cup 2009 face à Nikolay Davydenko.
Pas mal pour un joueur qui ne lui avait jamais pris un set lors de leurs trois premières rencontres. Un signe qui démontre que Nadal a sans doute payé ici ses efforts déployés ces trois dernières semaines pour tenir son rang lors de cette tournée asiatique.
L'Espagnol termine donc son périple en Asie sur une deuxième défaite (la 9e de la saison) après celle encaissée à Bangkok face à son compatriote Guillermo Garcia-Lopez en demi-finale, et un 7e titre tout de même gagné cette année à Tokyo la semaine passée.
« C'est vrai qu'il a joué de façon très agressive mais ce n'était pas difficile aujourd'hui contre moi. Je me sentais lent sur le court et j'ai fait plus de fautes que d'habitude. Je suis fatigué physiquement et mentalement », a expliqué le Majorquin.
Un léger ralentissement du « Transexpress Nadal » qui ne remet pas en cause le rang du finaliste de Shanghai la saison passée, lui qui est déjà assuré de conserver sa première place mondiale jusqu'à la saison prochaine après sa victoire à l'US Open.

