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Sport - Euro 2012

Un ciel bleu sans nuages à l’horizon pour l’équipe de France

En l'espace d'un mois et après trois victoires d'affilée, l'équipe de France de Laurent Blanc commence petit à petit à tourner la page désastreuse du Mondial 2010 et à enclencher une nouvelle dynamique.

Yohan Gourcuff commence à trouver toutes ses marques dans le nouveau système de jeu mis en place par Laurent Blanc. Le meneur des Bleus a inscrit le deuxième but du match, offrant à la France une précieuse victoire face au Luxembourg.    Jean-Christophe Verhaegen/AFP

Après des débuts poussifs, voire inquiétants (NDLR : défaites face à la Norvège et le Belarus), la méthode Blanc commence à payer. Proximité avec ses joueurs, présence active lors des entraînements, communication claire : le « président » a fait oublier le mode opératoire de Raymond Domenech, qui se nourrissait de conflits. Sur le plan tactique, le sélectionneur a eu beau déclarer que son système ne changerait pas à chaque match, il a démontré le contraire en utilisant pas moins de quatre schémas différents en cinq sorties (4-4-2 avec un milieu en losange, 4-4-2 avec deux milieux excentrés, 4-3-3, 4-2-3-1), pour s'adapter à l'adversaire.
Le coup gagnant de samedi contre la Roumanie (2-0) et les entrées décisives de Rémy, Gourcuff et Payet ont également marqué une rupture avec son prédécesseur, qui ne s'est jamais distingué par son sens inné du « coaching ».

Un « noyau » se dessine
 Avec un groupe dont la moyenne d'âge dépasse à peine les 24 ans et demi, Blanc, qui répète sans cesse être en quête d'un « noyau » d'indiscutables, a clairement coupé les ponts avec le passé.
S'il a gardé plusieurs rescapés de Knysna (Lloris, Mandanda, Carrasso, Clichy, Sagna, Réveillère, Diaby, Diarra, Gourcuff, Malouda, Valbuena), il a surtout ouvert grand les portes de l'équipe de France à des jeunes prometteurs (Rami, Sakho, Trémoulinas, Mvila, Matuidi, Payet, Rémy, Hoarau, Nasri, Benzema) avec un succès certain.
Le sélectionneur attend encore l'émergence de leaders techniques et moraux pour guider sa jeune troupe.
Alou Diarra, capitaine lors des trois derniers matches, s'impose comme le grandissime favori pour porter le brassard définitivement.
Les belles prestations de Nasri (Roumanie) et Gourcuff (buteur contre la Roumanie et le Luxembourg) devraient les imposer comme les patrons sur le terrain en attendant le prochain retour de Ribéry, toujours pas rappelé depuis la Coupe du monde (trois matches de suspension, blessure). Diaby, le perforateur du milieu, est devenu incontournable quand il n'a pas de soucis physiques.
Blanc a également trouvé son buteur en Benzema, décisif en Bosnie et face au Luxembourg.
En défense, talon d'Achille des Bleus durant les quatre dernières années, la charnière Rami-Mexès commence à trouver ses marques (3 matches sans encaisser de but) mais reste largement perfectible.

Un public reconquis
 La fracture entre l'équipe de France et son public se résorbe progressivement. La personnalité de Blanc, à mille lieues des provocations inutiles de Domenech, y est pour beaucoup.
Mais l'encadrement a aussi insisté sur les nouveaux devoirs des joueurs, appelés à se rapprocher des supporteurs et éviter les attitudes hautaines du passé.
En dépit de « l'épisode Benzema » (sifflé par le public messin mardi, il n'a pas daigné recevoir son prix du meilleur joueur), le soutien sans faille des spectateurs du Stade de France, samedi face à la Roumanie, et l'enthousiasme de Saint-Symphorien, trois jours plus tard, prouvent que les temps ont bien changé. En attestent les bons chiffres d'audience enregistrés mardi par la chaîne TF1 avec 9,4 millions de téléspectateurs.
Après des débuts poussifs, voire inquiétants (NDLR : défaites face à la Norvège et le Belarus), la méthode Blanc commence à payer. Proximité avec ses joueurs, présence active lors des entraînements, communication claire : le « président » a fait oublier le mode opératoire de Raymond Domenech, qui se nourrissait de conflits. Sur le plan tactique, le sélectionneur a eu beau déclarer que son système ne changerait pas à chaque match, il a démontré le contraire en utilisant pas moins de quatre schémas différents en cinq sorties (4-4-2 avec un milieu en losange, 4-4-2 avec deux milieux excentrés, 4-3-3, 4-2-3-1), pour s'adapter à l'adversaire. Le coup...
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