Les premières galaxies se sont formées avant que l'univers atteigne son premier milliard d'années, et elles étaient alors beaucoup plus petites que les systèmes géants que nous pouvons observer aujourd'hui, y compris notre Voie lactée. Dans les premiers milliards d'années qui ont suivi le big bang (voici environ 13,7 milliards d'années), la masse de la plupart des galaxies a augmenté de manière considérable et la compréhension de ce phénomène est l'une des préoccupations majeures de l'astrophysique. La principale explication de cette expansion est que les galaxies entrent souvent en collision et fusionnent, formant alors des systèmes plus grands.
Mais une théorie complémentaire a récemment été formulée, supposant que les galaxies les plus jeunes ont pu aspirer les courants froids d'hydrogène et d'hélium qui remplissaient l'univers et former de nouvelles étoiles à partir de cette matière, explique l'Observatoire européen austral (ESO) dans un communiqué. Une équipe d'astronomes européens, dirigée par l'Italien Giovanni Cresci, a utilisé le Très grand télescope (VLT) de l'ESO à Paranal, au Chili, pour tenter de valider cette théorie. Et elle a réussi à fournir « les preuves directes que l'absorption de gaz originel a effectivement eu lieu et est suffisante pour alimenter une vigoureuse formation stellaire et la croissance des galaxies », selon M. Cresci, dont les travaux ont été publiés hier dans la revue britannique Nature.

