L’équipe marseillaise pourrait bien décider de ne pas faire le déplacement au Parc si les dirigeants et les supporteurs décidaient de renoncer à disputer le match, quitte à perdre les trois points sur tapis vert.
« On a déjà démontré qu'on pouvait être solidaire de nos supporteurs. Il n'y a pas de raison qu'on ne le soit pas » de nouveau, a ajouté José Anigo, allusion à la décision en mars 2006 d'envoyer au Parc des Princes l'équipe réserve pour protester contre des mesures de sécurité jugées insuffisantes. « Il vaut mieux laisser monter les gens, en les encadrant, avec des mesures de sécurité, plutôt que de laisser la possibilité à certains, à un mois du match, d'acheter des places par des connaissances. Et je peux vous dire qu'on retrouvera quand même 500 Marseillais au Parc, en indépendants. Cela me paraît fou de laisser faire ça », a encore estimé Anigo.
Un appel pour commencer
« De toutes façons, on se rendra au Parc pour encourager l'OM, ou personne ne jouera ce match. La fierté et l'honneur des Marseillais sont bafoués. L'OM n'existe que par sa ferveur populaire. On essaie de montrer du doigt les supporteurs de l'OM pour cacher l'incompétence de l'État, de la Ligue et du PSG », a renchéri le vice-président des Yankees, Michel Tonini. « On est puni de fautes qu'on n'a pas commises. Perdre trois points (éventuellement en cas de boycott, NDLR), ce n'est rien par rapport à notre dignité. On n'est pas dangereux, nous sommes pour beaucoup des pères de famille. On est en train de nous dire qu'en France on ne peut déplacer 2000 personnes pour un match de foot... », a lancé également Franck Peyronel, des Winners.
L'OM, comme prévu, a saisi hier, selon son président Jean-Claude Dassier, la commission d'appel de la LFP. Celle-ci avait décidé jeudi cette mesure qui « a pour objectif d'assurer la meilleure sécurité de tous après les graves incidents survenus au cours des dernières saisons ». Les 9 groupes de supporteurs, eux, vont saisir en référé le tribunal administratif. « Il nous semble injuste de stigmatiser le comportement des supporters marseillais, qui sont les seuls en France à subir ce type d'ostracisme », lit-on encore dans ce communiqué commun. Soutenue par le ministère de l'Intérieur, la décision de la LFP s'applique à PSG-OM du 7 novembre et OM-PSG du 19 mars.

