Le président français Nicolas Sarkozy a consenti hier à des aménagements à sa réforme des retraites, cruciale pour la fin de son mandat. Les mesures annoncées par le pouvoir permettent à certaines mères de trois enfants et aux parents de handicapés de continuer à partir à la retraite à 65 ans, au lieu des 67 ans prévus par la réforme, en bénéficiant d'une pension à taux plein. Nicolas Sarkozy, qui veut faire de cette réforme l'emblème de son engagement à « changer la France », refuse de revenir sur le cœur du projet, à savoir le report de l'âge minimal de départ en retraite de 60 à 62 ans, et de 65 à 67 ans pour une retraite à taux plein dans la quasi-totalité des cas. Ces mesures, d'un coût de 3,4 milliards d'euros, seront financées par des prélèvements sur les revenus du capital et sur certaines plus-values immobilières. Des mesures jugées largement insuffisantes par les syndicats, à quelques jours d'une journée de mobilisation le 12 octobre et alors que se multiplient les appels à des grèves reconductibles (chemins de fer, énergie, transports parisiens).