M. Walid Moallem lors d'une conférence de presse avec son homologue roumain, en visite à Damas./
Le ministre syrien faisait référence au souhait de son pays de voir les sanctions américaines qui lui sont imposées depuis 2004, supprimées. Damas veut également que Washington oeuvre à favoriser la paix entre la Syrie et Israël.
Bien que "les États-Unis proclament leur objectif de réaliser une paix globale, leur intérêt est toujours centré sur le volet palestinien", a poursuivi M. Mouallem.
Il a réitéré l'engagement de son pays pour "une paix juste et globale, conformément aux résolutions internationales et au principe de l'échange de la terre contre la paix".
"Si Israël s'engage à se retirer du plateau du Golan jusqu'à la ligne du 4 juin 1967 (avant la guerre israélo-arabe), nous serons prêts à reprendre les négociations indirectes du point où elles s'étaient arrêtées via l'intermédiaire turc", a expliqué M. Mouallem. Il a estimé cependant que tout dépendait d'Israël. "L'essentiel c'est la position d'Israël. Tout sera inutile, si Israël n'a pas la volonté politique de faire la paix", a-t-il affirmé.
En 2008, la Turquie a servi d'intermédiaire à des négociations de paix indirectes entre la Syrie et Israël, concernant le plateau syrien du Golan occupé par l'État hébreu depuis 1967.
Ces pourparlers lancés en mai 2008 avaient été suspendus en décembre 2008 après l'offensive israélienne dans la bande de Gaza.
M. Moallem avait rencontré, fin septembre en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton qui a mis en garde la Syrie contre la tentation de destabiliser ses voisins, l'Irak et le Liban.
Washington souhaite par ailleurs l'aide de Damas dans le processus de paix entre Israël et les Palestiniens et tente d'éloigner la Syrie de son allié iranien.
Les relations syro-américaines se sont améliorées avec l'arrivée à la Maison blanche du président Barack Obama en janvier 2009.

