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Rousseff et Serra à la reconquête des votes écologistes et chrétiens

Dilma Rousseff, la dauphine du président Lula, et le social-démocrate José Serra ont lancé une opération de séduction auprès de l'écologiste et évangéliste Marina Silva dans l'espoir de capter ses millions de voix pour remporter l'élection présidentielle au Brésil.
Le président Luiz Inacio Lula da Silva est monté mardi au créneau, en convoquant à Brasilia gouverneurs et sénateurs de sa coalition pour élaborer la stratégie de soutien à Dilma pour le second tour le 31 octobre.
"Je suis absolument sûr que les gouverneurs, sénateurs et députés élus participeront activement à la campagne de notre candidate. Leur appui va être fondamental" a déclaré à la presse le ministre des Relations institutionnelles, Alexandre Padilha.
La dauphine de Lula a confirmé vouloir négocier l'appui de Marina Silva qui, en attirant vingt millions de votes, dont de nombreux chrétiens, l'ont privée de la victoire dimanche.
"Je respecte Marina comme militante politique et je crois que nous avons beaucoup plus de choses en commun que de différences", a dit Mme Rousseff lors d'une conférence de presse lundi soir.
Le social-démocrate José Serra, qui avait échangé des accusations avec Marina Silva en fin de campagne, a aujourd'hui adopté un ton conciliant. "J'ai une très grande proximité avec le Parti Vert. Des éléments de rapprochement existent et j'espère sincèrement qu'il se fera", a dit M. Serra.
Marina Silva a déclaré avoir été appelée par les deux candidats mais a refusé de dire s'il elle resterait neutre ou se rangerait derrière l'un deux. C'est le Parti Vert qui tranchera d'ici à quinze jours, a dit l'ancienne ministre de l'Environnement de Lula qui avait claqué la porte du gouvernement en 2008.
"Encore hier, elle était au PT. Il est naturel qu'un rapprochement se fasse. Il y a des secteurs (du PT) très proches de Marina", a estimé l'un des responsables de la campagne de Dilma Rousseff, José Eduardo Cardozo.
Mme Rousseff et ses alliés ont lancé une vaste offensive pour enrayer l'hémorragie des votes des chrétiens - aussi bien évangélistes que catholiques - apparue juste avant le premier tour.
Dans de nombreuses églises ou temples évangélistes, prêtres et pasteurs ont appelé dans leurs prêches à voter contre Dilma Rousseff en raison de la position pro-avortement du Parti des Travailleurs, a affirmé le sénateur et ancien évêque de la principale Eglise évangélique du Brésil, Marcelo Crivella.
Selon Folha, le PT envisagerait maintenant de retirer la légalisation de l'avortement de son programme de gouvernement.
Interrogé mardi par l'AFP, le comité de campagne de Mme Rousseff s'est limité à dire qu'il "n'y avait aucun changement dans le programme".
"Cela été une campagne perverse. On a lancé des contre-vérités sur ce que je pense, sur ce que je dis (...), on a été naïfs et on s'en est aperçus trop tard", a déploré Mme Rousseff.
Ce n'est qu'à la veille de l'élection que Mme Rousseff a contre-attaqué en se présentant publiquement aux côtés de leaders religieux de plusieurs confessions. "Je suis personnellement contre l'avortement", a-t-elle expliqué en ajoutant toutefois qu'il s'agissait d'une "question de santé publique" pour éviter la mort de milliers de femmes tous les ans dans des avortements clandestins.
Dilma Rousseff, la dauphine du président Lula, et le social-démocrate José Serra ont lancé une opération de séduction auprès de l'écologiste et évangéliste Marina Silva dans l'espoir de capter ses millions de voix pour remporter l'élection présidentielle au Brésil.Le président Luiz Inacio Lula da Silva est monté mardi au créneau, en convoquant à Brasilia gouverneurs et sénateurs de sa coalition pour élaborer la stratégie de soutien à Dilma pour le second tour le 31 octobre."Je suis absolument sûr que les gouverneurs, sénateurs et députés élus participeront activement à la campagne de notre candidate. Leur appui va être fondamental" a...