La récente controverse sino-japonaise s'est cristallisée autour d'îlots, appelés Senkaku en japonais et Diaoyu en chinois, entourés d'eaux très poissonneuses et dont les fonds marins environnants pourraient contenir des réserves d'hydrocarbures. « Les îles Senkaku font partie intégrante de notre pays, dans l'histoire et au regard de la loi internationale », a rappelé M. Kan. Ces terres inhabitées sont contrôlées par le Japon mais revendiquées aussi par la Chine, ainsi que par Taïwan. Le capitaine du chalutier chinois qui venait de percuter des patrouilleurs nippons a été détenu 16 jours au Japon avant d'être libéré le 24 septembre, après de vives protestations de Pékin.
« Le Japon et la Chine sont d'importants partenaires », a toutefois souligné le chef du gouvernement nippon, appelant les deux pays à approfondir leurs relations stratégiques.
La Chine a lancé diverses mesures de rétorsion depuis le début des tensions, gelant notamment tout contact de haut niveau avec le Japon. Au cours de la semaine, Tokyo a évoqué la possibilité d'organiser une rencontre entre M. Kan et son homologue chinois, Wen Jiabao, en marge d'un sommet Asie-Europe lundi et mardi à Bruxelles. Rien n'a toutefois été décidé.
Parmi ses décisions punitives, la Chine a aussi, selon Tokyo, décrété, autour du 22 septembre, un embargo de fait sur ses exportations de minéraux dits « terres rares » vers l'archipel. Pékin a toutefois démenti. Selon des négociants interrogés par l'AFP, les douanes chinoises ont finalement repris progressivement, depuis mardi, les procédures d'enregistrement des exportations de ces substances précieuses pour l'électronique et l'automobile.
Autre signe d'apaisement des tensions, le retour dans l'archipel vendredi de trois Japonais retenus pendant onze jours en Chine pour être entrés sans autorisation dans une zone militaire.

