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Lifestyle - Sciences

Les voyages en mer il y a 200 ans

Ver solitaire de plus de deux mètres de long, morsure de tarentules et maladies vénériennes représentaient le quotidien des émigrants s'embarquant sur les voiliers au long cours au XIXe siècle, ont montré des archives médicales britanniques publiées hier. « Sa mère m'a apporté un lombric ce matin long de 87 pouces (2,2 mètres) que la malade avait vomi », écrivait en 1825 un chirurgien signant « P. Power », qui voyageait entre l'Irlande et le Canada.
À la patiente en question, une fille âgée de douze ans, le médecin avait prescrit du sirop d'orgeat, un punch à base de cognac et de l'huile de térébenthine. La malade crachera trois vers au total. « Le traitement a bien fonctionné », en a conclu le médecin.
Le rapport de M. Power figure parmi un millier de journaux de bord de médecins de la marine anglaise, entre 1793 et 1880, qui énumèrent les maux dont souffraient les passagers lors des longs mois de traversée vers le Nouveau Monde. Les morsures de tarentules, les piqûres de scorpion et les maladies vénériennes étaient courantes et aggravées par le manque d'hygiène. Le chirugien Henry Kelsall raconte ainsi comment les 244 passagers du Juliana, en route vers l'Australie en 1838-39, vivaient dans des « conditions misérables ». « Ils étaient presque tous malades, terrifiés et incapables de s'occuper de leurs enfants. Le toit fuyait en de nombreux endroits, mouillant la literie », écrivait le médecin. Pour tenter de nettoyer les dortoirs souillés, le médecin a recommandé de les enfumer avec un mélange de soufre et de poivre de Cayenne. Mais cela n'a pas empêché quatre passagers de mourir de turberculose.
Les remèdes étaient souvent rudimentaires. Figuraient en bonne tête le rhum et le cognac, mais également le tabac. Le chirurgien Ben Lara relatait en 1802 comment il avait réussi à sauver un noyé grâce à la fumée de tabac. « Remonté à bord ce qui ressemble à un corps... Tombé d'une vedette qui est passé sur lui, un autre bateau voulant le secourir l'a également fait couler », raconte le médecin. « De la fumée de tabac a été insufflée jusqu'aux poumons par l'intermédiaire d'un tuyau... Quatre heures après, il avait complètement recouvré la santé. »

Ver solitaire de plus de deux mètres de long, morsure de tarentules et maladies vénériennes représentaient le quotidien des émigrants s'embarquant sur les voiliers au long cours au XIXe siècle, ont montré des archives médicales britanniques publiées hier. « Sa mère m'a apporté un lombric ce matin long de 87 pouces (2,2 mètres) que la malade avait vomi », écrivait en 1825 un chirurgien signant « P. Power », qui voyageait entre l'Irlande et le Canada.À la patiente en question, une fille âgée de douze ans, le médecin avait prescrit du sirop d'orgeat, un punch à base de cognac et de l'huile de térébenthine. La malade crachera trois vers au total. « Le...
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