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Moyen Orient et Monde - Portrait

Jong-un, énigmatique héritier présumé de la dynastie Kim

À 27 ans, Kim Jong-un reste très méconnu du public : sa seule photo connue date de plus de 10 ans.         Photo Reuters

À 27 ans, Kim Jong-un, le très méconnu benjamin de l'actuel numéro un nord-coréen Kim Jong-il au pouvoir depuis 1994, pourrait lui succéder à la tête de la seule dynastie communiste au monde. On ne sait que peu de choses du cadet des fils Kim dont la seule photo connue date de plus de 10 ans. Selon les services de renseignements sud-coréens, le jeune homme qui serait né en 1983 de la troisième épouse de Kim Jong-il, une danseuse d'origine japonaise décédée d'un cancer, a été formé dans des institutions suisses où il est devenu grand amateur de basket-ball.
Dans un régime où le culte de la personnalité a été porté à son paroxysme, la propagande n'a pas tardé à préparer l'avènement du jeune homme qui serait déjà désigné sous le titre de « jeune capitaine » ou « jeune général ». Kenji Fujimoto, chef cuisinier japonais longtemps au service de Kim Jong-il à Pyongyang, le décrit comme « fait du même bois que son père, son portrait craché, en ce qui concerne le visage, la corpulence et la personnalité ». Autant d'éléments qui lui auraient valu d'être préféré à ses deux frères, l'aîné Kim Jong-nam et le cadet Kim Jong-chul.
Kim Jong-un n'était pas cité initialement par les analystes comme le mieux placé dans l'ordre de succession, son frère aîné âgé de 37 ans, faisant figure de favori. Mais celui-ci aurait perdu les faveurs de son père depuis son expulsion du Japon où il avait tenté de pénétrer muni d'un faux passeport en 2001, même s'il a ensuite été nommé à un poste-clé au sein du parti des Travailleurs. Début janvier 2009, les médias sud-coréens avaient déjà annoncé que le dirigeant nord-coréen avait marqué sa préférence pour le plus jeune de ses trois fils. Ce dernier aurait alors été nommé à un poste de responsabilité au sein du parti. « Jong-un est connu comme ayant le potentiel pour devenir un leader fort, intransigeant. Il a la personnalité pour assumer des responsabilités », a estimé Cheong Seong-Chang, spécialiste de la Corée du Nord au centre de réflexion Sejong de Séoul.
La récente visite en Chine de Kim Jong-il visait, selon les analystes et les médias sud-coréens, à obtenir le soutien de Pékin sur la désignation probable de Kim Jong-un. Le leader nord-coréen aurait obtenu une aide alimentaire et des garanties sur la survie du régime pendant une éventuelle phase de succession.
Depuis l'été 2009, Kim Jong-il transmet à son fils les rapports officiels. « Résultat, depuis l'été 2010, Kim Jong-un a une influence sur les affaires d'État comparable à celle de son père, à l'exception de la politique étrangère », a récemment écrit Cheong Seong-Chang. Selon le chef des services secrets sud-coréens, Won Sei-hoon, sa mauvaise santé a poussé le dirigeant nord-coréen à accélérer le processus de transfert du pouvoir, conduisant son fils à prendre une part de plus en plus importante dans les affaires d'État.

À 27 ans, Kim Jong-un, le très méconnu benjamin de l'actuel numéro un nord-coréen Kim Jong-il au pouvoir depuis 1994, pourrait lui succéder à la tête de la seule dynastie communiste au monde. On ne sait que peu de choses du cadet des fils Kim dont la seule photo connue date de plus de 10 ans. Selon les services de renseignements sud-coréens, le jeune homme qui serait né en 1983 de la troisième épouse de Kim Jong-il, une danseuse d'origine japonaise décédée d'un cancer, a été formé dans des institutions suisses où il est devenu grand amateur de basket-ball.Dans un régime où le culte de la personnalité a été porté à son paroxysme, la propagande n'a pas...
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