"La première cargaison d'essence iranienne a été exportée", a déclaré Ali Asghar Arshi, directeur des opérations internationales de la Compagnie nationale iranienne du pétrole (NIOC), cité par l'agence de presse du ministère du Pétrole, Shana.
M. Arshi n'a pas fourni de détails quant à la quantité d'essence exportée, le lieu où elle avait été fabriquée ou encore la destination de cette cargaison. Il a simplement précisé que de telles exportations d'essence se poursuivraient.
Le 18 septembre, le ministre du Pétrole Massoud Mir Kazemi avait affirmé que l'Iran avait arrêté d'importer de l'essence.
Il avait souligné que la production quotidienne d'essence dans le pays avait atteint 66,5 millions de litres, alors que les besoins nationaux s'élèvent à 64 millions de litres par jour.
Le 7 septembre, le ministre avait affirmé que l'Iran avait atteint un niveau d'autosuffisance en production d'essence. Jusqu'alors, selon lui, le pays produisait 44 millions de litres d'essence par jour et en importait 20 millions.
L'Iran, dont le sous-sol contient 10% des réserves pétrolières mondiales, manque de capacités de raffinage. Il a récemment lancé un programme d'urgence destiné à lui permettre d'être autosuffisant.
Les principaux groupes pétroliers ou distributeurs de produits raffinés occidentaux qui travaillaient auparavant avec l'Iran, comme Shell ou Total, ont décidé de stopper leurs livraisons, en prévision ou après les sanctions annoncées en juin et juillet par Washington et l'Europe.
Ces sanctions, prises dans la foulée d'un vote du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant à nouveau le 9 juin Téhéran pour son programme nucléaire controversé, interdisent notamment tout investissement ou toute coopération avec l'Iran dans le secteur énergétique.
Selon la presse iranienne, l'Iran a ensuite pu compter sur des importations provenant de la Turquie et de la Chine, deux pays qui ont refusé de s'aligner sur les mesures décidées par les Occidentaux.


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