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Moyen Orient et Monde - Crise

Nucléaire iranien : une reprise du dialogue en octobre ?

Alors que Barack Obama a de nouveau tendu la main à Téhéran hier, des sources diplomatiques ainsi que le président Ahmadinejad ont déclaré que les négociations entre l'Iran et le groupe des Six pourraient reprendre en octobre.
« Les États-Unis et la communauté internationale cherchent à régler leurs différends avec l'Iran et la porte reste ouverte à la diplomatie si l'Iran en fait le choix », a affirmé hier le président américain à la tribune de l'ONU. « Le gouvernement iranien doit toutefois s'engager de façon claire et crédible, devant le monde, sur les intentions pacifiques de son programme nucléaire », a ajouté Barack Obama.
Les propos du président américain faisaient écho à ceux du ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, qui avait affirmé la veille que Téhéran était prêt à participer à des négociations « honnêtes » avec les grandes puissances sur ses activités nucléaires. L'Iran ne veut utiliser l'énergie nucléaire que pour produire de « l'électricité et a toujours été favorable à un règlement de la crise par le dialogue », avait-il ajouté.
Le groupe (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) avait, de son côté, dit mercredi souhaiter trouver « rapidement une solution négociée complète et de long terme » avec Téhéran. Le discours de M. Obama confirme qu'il y a « un nouveau mouvement », s'est, en outre, réjoui hier Guido Westerwelle, le ministre allemand des Affaires étrangères.
Un changement de ton général et assez net qui laisse penser que les négociations sur le programme nucléaire iranien pourraient reprendre rapidement. La dernière rencontre formelle avec l'Iran avait eu lieu le 1er octobre 2009 à Genève. Les États-Unis, la Russie et la France, sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), avaient proposé un échange de 1 200 kg d'uranium faiblement enrichi contre du combustible plus fortement enrichi destiné au réacteur à vocation médicale de Téhéran. Le régime des ayatollahs avait paru accepter l'offre, avant de se rétracter. Washington avait ensuite déployé une intense activité diplomatique qui a abouti en juin à l'adoption de nouvelles sanctions internationales, les plus sévères jamais infligées à l'Iran.
Selon deux diplomates des Six parlant sous le couvert de l'anonymat, une rencontre entre l'Iran et les grandes puissances pourrait avoir lieu dès cet automne, à Vienne ou peut-être « dans un mois à Genève ». « Les préliminaires sont en préparation, je pense que ces discussions se tiendront probablement en octobre », a en outre déclaré le président iranien lors d'un entretien avec la chaîne japonaise TBS, selon des propos cités par ISNA.
Les Six comptent présenter une version « révisée » de leur proposition de 2009, notamment pour tenir compte du fait que l'Iran a continué depuis d'enrichir de l'uranium. De mêmes sources, les Occidentaux espèrent cette fois que la réunion sera la première d'une série de rencontres, ne serait-ce que « pour montrer aux Iraniens que l'on a le désir de négocier ».
Mais sur le fond, Téhéran refuse toujours de renoncer à l'enrichissement. Le président Mahmoud Ahmadinejad l'a admis sans détour à New York à un groupe d'experts : « Nous n'avons jamais envisagé que les négociations aboutissent à l'arrêt de nos activités nucléaires. Discuter ne me pose donc aucun problème. » L'analyste Fariborz Ghadar, du groupe de réflexion américain CSIS, prévoit donc une nouvelle impasse : « Faute d'une volonté de changer de politique, les discussions n'aboutiront à rien. » À moins, suggère-t-il dans un entretien à l'AFP, que le dialogue se limite à l'objectif d'entourer le programme iranien de « moyens de contrôle en nombre suffisant ».
Devant les analystes, M. Ahmadinejad a aussi relancé l'idée que les pourparlers entre l'Iran et les Six auraient plus de chances d'aboutir s'ils débordaient du seul cadre du programme nucléaire iranien.
Sur un autre plan, l'Iran a renoncé hier à demander un siège au sein du conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique, faute d'un soutien suffisant à sa candidature, ont déclaré des diplomates en marge de l'assemblée générale des 151 États membres de l'AIEA.
« Les États-Unis et la communauté internationale cherchent à régler leurs différends avec l'Iran et la porte reste ouverte à la diplomatie si l'Iran en fait le choix », a affirmé hier le président américain à la tribune de l'ONU. « Le gouvernement iranien doit toutefois s'engager de façon claire et crédible, devant le monde, sur les intentions pacifiques de son programme nucléaire », a ajouté Barack Obama.Les propos du président américain faisaient écho à ceux du ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, qui avait affirmé la veille que Téhéran était prêt à participer à des...
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