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Sport

Saint-Étienne : Galtier, poigne de fer et séduction

Neuf mois après sa prise de fonctions à la tête de l'équipe de Saint-Étienne, l'entraîneur Christophe Galtier a su séduire supporteurs et médias tout en imposant son style auprès des joueurs avec une attitude mêlant convivialité et rigueur.
Adoubé en décembre 2009 par son mentor Alain Perrin dont il était l'adjoint depuis juillet 2004 à al-Aïn (Émirats arabes unis), Portsmouth (première division anglaise), Sochaux, Lyon et Saint-Étienne, Galtier, 44 ans, était présenté l'hiver dernier comme un intérimaire qui n'aurait eu que deux matches pour faire ses preuves avant de devoir céder sa place à un technicien plus connu (Luis Fernandez était notamment cité).
Fort du soutien de Roland Romeyer, intronisé dans la même période président du directoire, Christophe Galtier, ancien adjoint de Bernard Casoni, Abel Braga, Javier Clemente à l'OM (1999-2001), de Gérard Gili à Bastia (2002-2004), a su imposer sa méthode pour assurer le maintien des Verts en Ligue 1.
Si les Stéphanois furent 17e au final, ils ont surtout été 8e de la phase retour sous sa houlette.
« Je suis heureux du travail réalisé par l'ensemble de l'encadrement technique », soulignait samedi Roland Romeyer après la victoire sur Montpellier (3-0) propulsant les Verts en tête du classement pour la première fois depuis février 1982.
Samedi, l'AS Saint-Étienne défiera à Gerland l'Olympique lyonnais pour le 100e derby entre les deux clubs, paré du costume de leader : une forme de revanche pour l'entraîneur des Verts, parti de l'OL en juin 2008 alors qu'il était l'adjoint de Perrin, remercié à la fin de la première de ses deux années de contrat.

Franchise
Malgré le doublé championnat-Coupe de France et le Trophée des champions, le duo avait été qualifié « d'erreur de casting » par Jean-Michel Aulas. Depuis, Lyon n'a plus rien gagné.
Mais Galtier, qui prône souvent l'humilité, n'en fera pas cas en retrouvant Gerland, où son équipe, 17e à l'époque, avait obtenu un résultat nul (1-1) en mars dernier.
Dans le quotidien La Tribune-Le Progrès, Laurent Batlles décrivait dernièrement un homme sachant allier « sérieux et bonne humeur », mais faisant aussi preuve de franchise, « sachant dire les choses quand il le faut », alors que Roland Romeyer rappelait samedi « qu'il savait vite remettre en place ceux qui s'enflammaient ».
Batlles soulignait également son « professionnalisme » dans l'organisation des entraînements, la mise en place tactique et sa faculté à tirer le maximum de ses joueurs.
Dimitri Payet, meilleur buteur de la Ligue 1 avec six buts en six journées, qu'il a su relancer, en est l'un des meilleurs exemples, mais au-delà de ce cas particulier, Christophe Galtier, qui passe de longues journées au centre d'entraînement à l'État, a su redonner vie à un vestiaire miné par les clans et l'individualisme.
Qui plus est, l'une de ses plus grandes fiertés, après les premiers résultats
de la saison est d'avoir restauré une certaine convivialité entre l'équipe et son public, lors des entraînements notamment, et « de voir les supporteurs heureux ».
Neuf mois après sa prise de fonctions à la tête de l'équipe de Saint-Étienne, l'entraîneur Christophe Galtier a su séduire supporteurs et médias tout en imposant son style auprès des joueurs avec une attitude mêlant convivialité et rigueur.Adoubé en décembre 2009 par son mentor Alain Perrin dont il était l'adjoint depuis juillet 2004 à al-Aïn (Émirats arabes unis), Portsmouth (première division anglaise), Sochaux, Lyon et Saint-Étienne, Galtier, 44 ans, était présenté l'hiver dernier comme un intérimaire qui n'aurait eu que deux matches pour faire ses preuves avant de devoir céder sa place à un technicien plus connu (Luis Fernandez était notamment...
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