"Les dix prochains jours seront décisifs et détermineront le sort des négociations directes avec Israël", a dit à l'AFP le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas.
"Il y a un vaste effort international pour surmonter les obstacles" et "en particulier celui des colonies", a précisé Nabil Abou Roudeina.
Le gel partiel de 10 mois sur la colonisation israélienne en Cisjordanie doit en principe prendre fin dimanche -- Mahmoud Abbas sera alors à Paris. Mais l'armée israélienne, de son côté, a fixé la fin du moratoire au 30 septembre à minuit.
Israël refuse jusqu'à présent de prolonger ce moratoire, en dépit des pressions internationales.
Le président palestinien avait averti lundi que les négociations directes de paix avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui ont repris le 2 septembre à Washington, ne dureraient pas "un seul jour" de plus, si la colonisation dans les territoires palestiniens occupés reprenait.
M. Roudeina a souligné que les Palestiniens "demeurent engagés envers le processus de paix, sans poursuite de la colonisation". Mais pour que le dialogue continue, a-t-il répété, "celle-ci doit être arrêtée, ou bien le gel doit être étendu".
La question des colonies est aussi au menu d'une réunion du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU) mardi après-midi à New York, en marge de l'assemblée générale des Nations Unies.
A la veille de cette rencontre, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a saisi l'occasion d'une rencontre bilatérale avec le président israélien Shimon Peres pour inviter celui-ci à étendre le moratoire sur la colonisation.
"Il est évident qu'il y a, potentiellement, un élan actuellement dans les pourparlers, mais il est tout aussi clair qu'il faut prolonger le moratoire sur les colonies", a renchéri devant des journalistes Catherine Ashton, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, après une rencontre avec la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton.
Les Etats-Unis avaient mis tout leur poids diplomatique dans la reprise du "dialogue direct", célébrée par le président Barack Obama entouré par M. Abbas et le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Eux aussi veulent une prolongation du moratoire, a répété dimanche la secrétaire d'Etat Hillary Clinton. Le temps, espère-t-on à Washington, de résoudre la question des frontières entre Israël et le futur Etat palestinien.
Mme Clinton a prévu un tête-à-tête avec le représentant du Quartette, l'ancien premier ministre britannique Tony Blair.
L'effort diplomatique américain pour maintenir l'élan des pourparlers passait également, mardi, par des entretiens entre Mme Clinton et des dirigeants arabes. Elle devait s'adresser successivement à l'émir du Qatar, Hamad Al-Thani, au ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, et au comité de suivi de la Ligue arabe.
La France, indirectement représentée par l'UE dans le Quartette, exhorte elle aussi les Israéliens à "ne pas faire de gaffe" le 26 septembre, a indiqué une source diplomatique française.
Paris invite également les Palestiniens à "poursuivre leurs réformes", et les deux parties à "rester sur les rails des pourparlers".


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