Le pape a demandé "la liberté de suivre sa propre conscience sans subir l'ostracisme ou la persécution, même si l'on s'est converti d'une religion à une autre", devant quelque 200 chefs des confessions chrétiennes et des religions principales du Royaume-Uni (juifs, musulmans, hindous, sikhs...)
"Je pense en particulier à des situations existant dans certaines parties du monde où la coopération et le dialogue entre les religions exigent le respect mutuel, la liberté de pratiquer sa propre religion et de prendre part à des actes de culte publics", a-t-il souligné.
Le pape faisait ainsi allusion à certains pays où les chrétiens font l'objet de persécutions. Dans son dernier message de Pâques, il s'était déjà inquiété du sort des "chrétiens qui à cause de leur foi subissent la persécution et même la mort", citant particulièrement le Pakistan.
Au cours des récentes inondations dans ce pays, le Vatican s'était également plaint des "discriminations systématiques" envers les victimes chrétiennes dans la distribution de l'aide.
Selon le document de travail du Vatican pour le synode sur le Moyen-Orient, qui aura lieu en octobre, les chrétiens ont été aussi au nombre des "principales victimes" de la guerre en Irak, alors qu'en Egypte "la montée de l'islam politique" et leur "désengagement" de la société civile "rendent leur vie sujette à de graves difficultés".
Enfin, en Turquie, "le concept actuel de laïcité pose encore des problèmes à la totale liberté religieuse du pays".
Soulignant "l'importance du dialogue et de la coopération avec les membres des autres religions", il a estimé que "ce dialogue exigeait une réciprocité de la part de tous les partenaires du dialogue et des membres des autres religions".
"Une fois ce respect et cette ouverture établis, les personnes de toutes les religions travailleront efficacement ensemble pour la paix et la compréhension mutuelle, et porteront ainsi un témoignage convaincant face au monde", a-t-il conclu.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir