Khatib, malgré un temps de jeu assez réduit, a été d’un grand secours sur les rebonds. Dans les autres rencontres de la journée d’hier, l’Algérie a dominé le Koweït par l’écart minimum (70-68), alors qu’en soirée, l’Égypte n’a laissé aucune chance à la Libye, battue sur le score de 95 à 42. Adnane Hajj-Ali
La victoire aura pourtant mis longtemps à se dessiner, les Soudanais faisant en début de match presque jeu égal avec le Liban, qui ne menait à la mi-temps que par cinq petits points d'écart (32-27).
L'entraîneur Thomas Baldwin procédait ensuite aux réglages nécessaires, mais le changement principal se faisait surtout sur le plan tactique, avec un jeu plus en profondeur, sous le panier adverse, au lieu du catastrophique système des tirs points à trois qui générait un taux de réussite d'à peine 25 % à la pause (4 tirs sur 19).
Ce n'est que lors du troisième quart que les Libanais parvenaient vraiment à prendre la mesure de leurs adversaires, avec à la clé une échappée au tableau d'affichage qui leur permettait d'avoir 20 points d'avance, grâce surtout à Ali Fakreddine, Jean Abdel-Nour, et Élie Rustom, les joueurs les plus en verve, hier, auteurs respectivement de 16, 15 et 12 points.
Le plus dur reste à faire
Le quatrième quart-temps ne faisait que certifier cette bonne impression, les Libanais terminant la rencontre en roue libre, et avec 31 points de différence sur leurs adversaires.
Après cette excellente entame de compétition, le plus dur reste maintenant à faire, en l'occurrence confirmer, face à des adversaires plus huppés, pour finalement triompher dans cette compétition, que le Liban, bizarrement, n'a jamais pu remporter.
Avec un Fady el-Khatib en demi-teinte, et sans Matt Freije et Jackson Vroman, absents, l'équipe libanaise pourra-t-elle venir à bout de l'Algérie, du Maroc, et surtout de l'Égypte, une vieille habituée de ces championnats qu'elle a déjà remportés à neuf reprises ? L'avenir nous le dira...

