L'Espagnol, numéro un mondial, et le Serbe, troisième joueur du classement de l'ATP, devaient s'affronter dimanche, mais la pluie qui s'est mise à tomber moins de deux heures avant leur entrée sur le court a contraint les organisateurs à repousser le match puis à le reprogrammer pour la nuit de lundi à mardi (Beyrouth).
Quelque 20 000 spectateurs avaient acheté leur place dans les travées du Stadium Artur-Ashe. C'est la troisième année de suite que la finale de l'US Open sera jouée un lundi.
En cas de victoire, Rafael Nadal entrera dans le club très fermé des joueurs s'étant imposés dans les quatre tournois du grand chelem et ajoutera un neuvième titre majeur à sa collection, qui compte déjà cinq Roland-Garros, deux Wimbledon et un Open d'Australie. Seuls six joueurs avant lui ont réussi cette performance (Roger Federer, Andre Agassi, Rod Laver, Roy Emerson, Don Budge et Fred Perry).
Novak Djokovic, qui a éliminé Roger Federer en demi-finale après avoir sauvé deux balles de match, espère décrocher lui un second succès en grand chelem après sa victoire à l'Open d'Australie en 2008.
Les deux joueurs se sont déjà affrontés à 21 reprises et Nadal mène par 14 victoires à sept. Mais le Serbe a remporté les trois derniers face-à-face, disputés en indoor ou sur dur. « C'est vrai que c'est sur le ciment que j'ai mes meilleures chances. Ça ne suffit pas à faire de moi le favori, mais c'est un avantage psychologique de savoir qu'en jouant bien, je peux rivaliser avec lui sur cette surface », disait Djokovic samedi soir.
Le rêve de Nadal
Il arrive également gonflé de confiance après avoir écarté deux balles de match en demi-finale face à Federer, qui l'avait battu en finale à New York en 2007 et en demi-finale ces deux dernières saisons.
Le report de vingt-quatre heures lui permettra également de bien récupérer des efforts consentis pour éliminer le Suisse, lui qui disait dimanche ne pas avoir réussi à fermer l'œil de la nuit. « J'ai même regardé du golf à la télévision, mais je n'ai pas réussi à m'endormir à cause de l'adrénaline, je tournais en rond pour tuer le temps », a-t-il confié à une télévision américaine. Mais Nadal, qui n'a pas cédé le moindre set depuis le début de sa quinzaine new-yorkaise, est lancé pour sa part sur une dynamique impressionnante qui en fait le favori de cette finale.
L'Espagnol explique qu'il progresse à chaque tour et fait des merveilles sur son service (seul Fernando Verdasco a réussi à le breaker).
« C'est un rêve de disputer la finale sur le plus grand central du monde. Cela fait trois semaines que je suis à New York et j'ai beaucoup bossé pour en arriver là. Mon service fonctionne à merveille », a-t-il dit samedi à l'issue de sa facile victoire sur Mikhaïl Youzhny en demi-finale. Il dit aussi que la priorité de sa saison était de récupérer son titre sur la terre battue de Roland-Garros, chose faite, et qu'il ne devrait pas donc être troublé outre mesure par l'enjeu de cette finale à l'US Open, la première de sa carrière.

