Que font les autorités officielles pour lutter contre l'algue bleue ? Une source experte dans le domaine de l'eau et bien informée affirme à L'Orient-Le Jour que la lutte contre la cyanobactérie menée par les autorités concernées se limite, jusqu'à nouvel ordre, au nettoyage des canaux d'irrigation, soit quelque 18 kilomètres de canalisations qui desservent toute la Békaa-Ouest. Ce sont des canaux à l'air libre. Selon cette source, la matière utilisée pour dépolluer l'eau est le sulfate de cuivre, employé à une dose bien définie, suivant les conseils d'un expert américain dépêché au Liban dans le cadre d'un projet d'aide de l'USAid, qui a été mis en place en 2004. Concernant la possibilité de mettre en place un plan plus global de lutte contre la pollution du Litani et du lac de Qaraoun, cette source fait remarquer que tous les efforts fournis jusque-là ainsi que toutes les études effectuées, dont celle en cours au ministère de l'Environnement, resteront fragmentaires et ne traiteront pas tous les aspects du problème. En effet, selon elle, comment séparer les mesures de protection de la qualité de l'eau des mesures qui visent à assurer la quantité d'eau indispensable à la distribution ? Or, souligne-t-elle, les prérogatives sont disséminées entre plusieurs ministères et organismes : le ministère de l'Énergie et des Ressources hydrauliques, le ministère de l'Industrie (en raison de la présence d'usines qui jettent leurs eaux usées dans le fleuve), le ministère de l'Environnement (qui exerce plutôt une autorité morale), le ministère de l'Intérieur et des Municipalités (parce que les municipalités le long du fleuve ont la fâcheuse tendance d'en faire un dépotoir pour déchets liquides et solides) et l'Office du Litani (qui n'a que la prérogative de l'exploitation de l'eau, pour la production d'électricité, l'irrigation, etc.). Cette source en conclut que la création d'une « agence de bassin », où seraient concentrées toutes les prérogatives, serait la seule façon de mener une lutte efficace contre la pollution endémique du Litani, qui doit passer, notamment, par la construction de stations d'épuration des eaux usées qui s'y déversent.
Que font les autorités officielles pour lutter contre l'algue bleue ? Une source experte dans le domaine de l'eau et bien informée affirme à L'Orient-Le Jour que la lutte contre la cyanobactérie menée par les autorités concernées se limite, jusqu'à nouvel ordre, au nettoyage des canaux d'irrigation, soit quelque 18 kilomètres de canalisations qui desservent toute la Békaa-Ouest. Ce sont des canaux à l'air libre. Selon cette source, la matière utilisée pour dépolluer l'eau est le sulfate de cuivre, employé à une dose bien définie, suivant les conseils d'un expert américain dépêché au Liban dans le cadre d'un projet d'aide de l'USAid, qui a été mis en place en 2004. Concernant la...
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