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Moyen Orient et Monde - Violences

Attentat-suicide dans le Caucase russe : au moins 16 morts

Medvedev promet la capture des « salauds » responsables de l'attaque à Vladikavkaz, en Ossétie du Nord.

L’engin explosif, comportant des clous et des boulons, était d’une puissance équivalant à 30 ou 40 kilos de TNT, selon le comité d’enquête du parquet russe. Photo AFP

Au moins 16 personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées hier dans un attentat-suicide à la voiture piégée sur un marché de Vladikavkaz (Ossétie du Nord), dans l'instable Caucase russe, attaque la plus meurtrière depuis six mois en Russie. L'explosion survenue à 11h20 a été provoquée par « un kamikaze qui a pénétré sur le marché central à bord d'une automobile », a déclaré le président de la république d'Ossétie du Nord, Taïmouraz Mamsourov, cité par l'agence Interfax. Des cadavres et des blessés ont été évacués sur des chariots, au milieu de flaques de sang, de corps lacérés, d'innombrables débris et de véhicules réduits à l'état d'épaves. L'engin explosif, comportant des clous et des boulons, était d'une puissance équivalant à 30 ou 40 kilos de TNT, selon le comité d'enquête du parquet russe.
« Un homme sans tête était assis dans une voiture et j'ai réalisé que c'était probablement un terroriste », a raconté en larmes à l'AFP Janna Marguieva, une femme qui a assisté au carnage. « J'ai peur. Ce qui s'est passé peut arriver à chacun d'entre nous », a-t-elle ajouté.
Le président russe, Dmitri Medvedev, a condamné cet acte « barbare » avec des mots peu habituels : « Nous ferons absolument tout pour capturer ces monstres, ces salauds qui ont commis cet acte terroriste », a-t-il déclaré, selon l'agence RIA-Novosti. Le Premier ministre, Vladimir Poutine, a dénoncé un acte visant à « semer la haine parmi nos citoyens. Ceux qui ont fait cela sont évidemment des gens sans âme et sans cœur », a dit l'homme fort de Russie, cité par l'agence Interfax. Les autorités régionales ont décrété une journée de deuil aujourd'hui dans toute la région, à la mémoire des victimes.
L'Ossétie du Nord est la seule république du Caucase russe dont la majorité de la population est chrétienne. En septembre 2004, elle a été le théâtre de la sanglante prise d'otages de l'école de Beslan, qui avait fait plus de 330 morts, parmi lesquels 186 enfants.
Le Caucase du Nord est en proie à une rébellion islamiste meurtrière qui trouve son origine dans les deux guerres ayant ravagé la Tchétchénie depuis la chute de l'URSS. Les attaques y sont quotidiennes et visent généralement les représentants des autorités et les forces de l'ordre.
Par ailleurs, des explosifs entreposés dans une centrale hydroélectrique en vue d'y provoquer une explosion ont été découverts à temps mardi et neutralisés au Daguestan, ont indiqué hier les autorités russes. L'armée russe a annoncé lundi un renforcement de la sécurité de ses troupes dans la région, au lendemain d'un attentat-suicide qui a tué quatre soldats au Daguestan.
Des dizaines de milliers de soldats russes restent déployés dans les républiques du Caucase après la fin officielle au printemps 2009 de l'opération « antiterroriste » en Tchétchénie, nom donné à la deuxième guerre menée depuis 1999 dans cette petite république.
Au moins 16 personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées hier dans un attentat-suicide à la voiture piégée sur un marché de Vladikavkaz (Ossétie du Nord), dans l'instable Caucase russe, attaque la plus meurtrière depuis six mois en Russie. L'explosion survenue à 11h20 a été provoquée par « un kamikaze qui a pénétré sur le marché central à bord d'une automobile », a déclaré le président de la république d'Ossétie du Nord, Taïmouraz Mamsourov, cité par l'agence Interfax. Des cadavres et des blessés ont été évacués sur des chariots, au milieu de flaques de sang, de corps lacérés,...
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