M. Houry avait souligné que les propos de cheikh Kassem constituaient « une insulte à Beyrouth et aux habitants de Beyrouth ». Dans un communiqué de presse, cheikh Kassem affirme que M. Houry a sorti ses propos de leur contexte et les a déformés. « Nous disons à M. Houry que Beyrouth n'est pas une ville orpheline ou une ville mineure, souligne le communiqué du bureau de presse de cheikh Kassem. Il est déplorable que le député Houry ait sorti ces propos de leur contexte. Il se doit de respecter tous les habitants de Beyrouth et de ne pas banaliser leur sensibilité et leur lutte, ainsi que leur souci d'unifier leurs rangs pour faire face à l'agression et à la discorde. »
Le bureau de presse de cheikh Kassem a rappelé sur ce plan les propos qu'avait tenus le « numéro deux » du Hezbollah, à savoir que « Beyrouth appartient à tous ses fils, indépendamment de leur appartenance confessionnelle, sectaire, partisane et familiale ». « Beyrouth appartient à tous ses habitants, avait déclaré cheikh Kassem au cours du meeting à la mémoire des deux victimes du Hezbollah. Beyrouth est la ville de la résistance et de l'honneur. Nous appartenons à cette ville et nous nous y trouvons. La ville de Beyrouth n'appartient nullement à des gens qui nous disent quoi faire ou ne pas faire. Nous sommes partenaires et lorsque des problèmes se posent à la ville de Beyrouth, nous devons collaborer afin de les résoudre. »
Par ailleurs, commentant la déclaration de Samir Geagea qui avait critiqué le fait que cheikh Kassem avait qualifié les accrochages de Bourj Abi Haïdar de « naturels », le bureau de presse du dirigeant chiite a démenti que cheikh Kassem ait mentionné ce terme dans sa déclaration, soulignant à cet égard que les réactions de Ammar Houry et Samir Geagea aux propos de Kassem illustrent « une campagne délibérément orchestrée visant à riposter aux propos du secrétaire général adjoint du Hezbollah ».


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