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Moyen Orient et Monde - Russie

Descente de police dans les locaux d’un magazine indépendant

Poutine nage avec les bélugas, tire à l’arbalète sur les baleines et flirte avec les ours bruns. Et si le mercure joue au-dessus de zéro, c’est torse nu que l’homme, qui dit n’avoir peur de rien, va titiller toutes ces bêtes sauvages. Medvedev mange de la pastèque, boit un verre de lait, s’extasie devant des saucisses et caresse les vaches. Et quand il se laisse aller, le président tombe la veste. Mais la chemise... Poutine et Medvedev : deux hommes, deux styles, une campagne, pour une présidentielle. Photos Vladimir Rodionov/RIA Novosti/Pool/AFP

Des policiers russes ont effectué une descente hier dans les locaux de l'hebdomadaire russe indépendant The New Times, dans le cadre d'une enquête sur la publication d'articles sur les abus et la corruption au sein des OMON, l'unité antiémeute de la police. Le magazine avait dans un premier temps annoncé sur son site Internet que les policiers, certains masqués et armés, allaient conduire une perquisition, mais finalement ils ont réclamé les enregistrements des entretiens des sources policières qui avaient raconté les crimes et délits commis par les OMON.
« Il s'agissait de membres des forces spéciales masqués et armés de kalachnikovs », a raconté à l'AFP la directrice de la rédaction de l'hebdomadaire, Evguenia Albats. Elle a expliqué avoir refusé de remettre les enregistrements, mettant en avant la protection de ses sources. Elle a par contre donné à la police la retranscription des entretiens sans révéler l'identité des informateurs. « Le fait est que l'article 41 de la loi sur les médias dit expressément que les journalistes ne peuvent révéler l'identité de leurs sources si elles ont requis l'anonymat lors de l'entretien », a-t-elle rappelé.
Le magazine fait l'objet depuis le printemps d'une enquête pour diffamation, un délit passible de prison en Russie, en raison de la publication en février d'articles sur les abus au sein de cette unité de forces antiémeute. Le journal expliquait notamment comment les OMON extorquaient de l'argent aux prostituées en échange d'une protection, et forçaient des immigrants illégaux à des travaux sans rémunération. « Nous nous attendons à ce que (les policiers) reviennent », a dit Mme Albats, « clairement, ils essayent de faire pression sur le magazine pour que l'on ait peur d'écrire nos articles et pour envoyer un message aux autres médias de Russie ».
Depuis l'arrivée au pouvoir de l'actuel Premier ministre Vladimir Poutine (président de 2000 à 2008), les autorités russes ont repris en main les médias du pays, en particulier la télévision où la censure bat son plein, selon les ONG spécialisées. La presse indépendante et d'opposition sont régulièrement la cible de pressions et de nombreux journalistes ont été tués ou passés à tabac ces dernières années. Le directeur adjoint de la rédaction de The New Times, Ilia Barabanov, s'est vu attribuer le 22 août le prix Peter Mackler, décerné par l'antenne américaine de Reporters sans frontières (RSF) et l'organisation à but non lucratif Global Media Forum. Il récompense le courage et l'éthique dans la profession de journaliste.
Des policiers russes ont effectué une descente hier dans les locaux de l'hebdomadaire russe indépendant The New Times, dans le cadre d'une enquête sur la publication d'articles sur les abus et la corruption au sein des OMON, l'unité antiémeute de la police. Le magazine avait dans un premier temps annoncé sur son site Internet que les policiers, certains masqués et armés, allaient conduire une perquisition, mais finalement ils ont réclamé les enregistrements des entretiens des sources policières qui avaient raconté les crimes et délits commis par les OMON.« Il s'agissait de membres des forces spéciales masqués et armés de kalachnikovs », a raconté à l'AFP la directrice de la rédaction de...
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