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Sport - Basket-Ball - Cm 2010

Nouvelle défaite du Liban, le cauchemar continue

Le propre d'une grande équipe est d'être prête à l'heure H, lors des compétitions auxquelles elle participe, et de monter en puissance au fur et à mesure des rencontres pour arriver en finale dans une forme optimale.

Ricky Rubio, sept passes décisives et deux points en vingt-six minutes passées sur le parquet, tente ici de contrer Rustom. Franck Fife/AFP

Ce que la sélection nationale libanaise a offert au public durant cette Coupe du monde de basket-ball 2010 qui se déroule à Izmir, en Turquie, et hormis le premier match disputé face au Canada, montre qu'elle est encore loin d'être une grande équipe, ni même une équipe moyenne.
Pire, la sélection des Cèdres s'est même offert le luxe de s'humilier sous les yeux du monde entier, et a littéralement touché le fond lors de la rencontre disputée la veille face à la Nouvelle-Zélande, au cours de laquelle on a vu le capitaine (qui est censé donner l'exemple), Fadi el-Khatib, engueuler ses camarades au point de faire fuir son propre équipier Élias Rustom, et Rony Fahd refuser la main tendue de Matt Freiji pour se relever...
Pour en revenir au jeu proprement dit, et au vu des résultats enregistrés, avec trois défaites consécutives par plus de 25 points d'écart à chaque fois, on est en droit de demander qui a décidé de la politique de préparation effectuée par la sélection avant le début de cette compétition... Politique qui s'est avérée aberrante tant les joueurs sont apparus diminués physiquement et manquant de fraîcheur au moment de disputer la plus prestigieuse des compétitions de basket, la Coupe du monde.

Un match tous les deux jours
Et ce manque de fraîcheur, n'importe quelle personne douée d'un minimum de bon sens pouvait le prévoir. Pensez donc : mi-juillet, la sélection s'envolait à Taïwan pour y disputer la Coupe Jones, avec six ou sept matches au programme. Sitôt le tournoi terminé, elle enchaînait avec un stage au Japon où elle jouait trois rencontres face au pays hôte, avant de retourner au Liban pour remporter la Coupe d'Asie Stankovic, avec encore à la clé sept matches en quelques jours. Trouvant sans doute les joueurs pas encore assez fatigués, les dirigeants libanais ont eu l'idée géniale de clôturer ce périple par un tournoi amical à Ankara, en Turquie, lors de l'arrivée de la délégation pour la CM, avec également trois rencontres face à la Turquie, l'Argentine et le Canada... Au total, les pauvres joueurs retenus par le sélectionneur Thomas Baldwin ont disputé une vingtaine de rencontres entre le 13 juillet et le 28 août, date du coup d'envoi du Mondial, soit une moyenne infernale d'un match toutes les quarante-huit heures.
Et ce qui devait arriver arriva... Les joueurs ont débuté les Mondiaux sur les rotules, battant le Canada pour leur premier match, peut-être le dernier que leur organisme pouvait encore supporter, avant de sombrer face à la France, la Nouvelle-Zélande, et l'Espagne hier (91-57).

Un calvaire
Tout avait pourtant bien commencé face aux tenants du titre, les Libanais ayant à cœur de faire taire les critiques qui s'étaient abattues après la défaite, inattendue, face aux Néo-Zélandais. Et le premier quart temps, que le Liban bouclait avec une avance d'un point (22-21), ne faisait que confirmer cette impression. Mais il était dit qu'un grain de sable (deux en fait) viendrait toujours gâcher les bonnes intentions des joueurs en blanc ; et ces grains de sable s'appelaient hier Matt Freiji et Jackson Vroman. Ce dernier, après une excellente entame de match, se retrouvait lors du deuxième quart inexplicablement et rapidement avec quatre fautes sur les bras, ce qui obligeait l'entraîneur à le sortir du terrain. Quant à Freiji, il n'était que l'ombre de lui-même, ce qui handicapait lourdement l'équipe, et permettait aux Espagnols de creuser lentement mais très sûrement l'écart, qui atteignait les onze points à la mi-temps (32-43).
Le calvaire ne faisait que commencer, car le troisième quart allait sceller définitivement le sort de la rencontre, les Espagnols profitant du chaos régnant au sein de l'équipe adverse pour prendre le large et se mettre définitivement à l'abri (47-72), malgré la rentrée, tardive, de Vroman. La quatrième et dernière tranche est anecdotique, car on ne remonte pas 25 points aux championnats du monde en 10 minutes, et ça, Khatib et ses camarades le savaient, mais ils ont eu le mérite de ne pas baisser les bras, et surtout, la décence de ne pas offrir le même spectacle affligeant de la veille lorsqu'ils allaient en venir aux mains...

Une qualification chèrement payée
Mais contrairement à ce qu'on a pu entendre comme réactions bizarrement positives des joueurs à l'issue de la rencontre, ces derniers n'ont pas redoré leur blason hier, simplement parce qu'ils ne se sont pas querellés entre eux... Non, perdre par 34 points est inadmissible dans une compétition aussi relevé qu'une Coupe du monde, et surtout, s'incliner lourdement trois fois de suite, revient à faire simplement de la figuration, ce qui n'était sûrement pas le but recherché par les dirigeants, qui s'étaient vus trop beaux après la victoire contre le Canada, et avaient clamé haut et fort, pas plus tard que dimanche, que l'équipe vise la quatrième place du groupe, et donc la qualification pour le deuxième tour.
Mais ces trois dernières défaites nous ont fait retomber sur terre, et l'on se dit que la performance de cette équipe lors de ce Mondial a fait peut-être naître bien des regrets chez le Premier ministre, qui avait gracieusement payé de sa poche la wild card qui nous a permis de disputer ce Mondial, car le Liban, comme tout le monde le sait, avait raté la qualification sur le terrain en s'inclinant face à la Jordanie lors de la dernière Coupe d'Asie....
Ce que la sélection nationale libanaise a offert au public durant cette Coupe du monde de basket-ball 2010 qui se déroule à Izmir, en Turquie, et hormis le premier match disputé face au Canada, montre qu'elle est encore loin d'être une grande équipe, ni même une équipe moyenne.Pire, la sélection des Cèdres s'est même offert le luxe de s'humilier sous les yeux du monde entier, et a littéralement touché le fond lors de la rencontre disputée la veille face à la Nouvelle-Zélande, au cours de laquelle on a vu le capitaine (qui est censé donner l'exemple), Fadi el-Khatib, engueuler ses camarades au point de faire fuir son propre équipier Élias Rustom, et Rony Fahd refuser la main tendue de Matt Freiji pour se...
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